Le stress au travail recule en Rhône-Alpes, constate une étude de Malakoff Médéric

Les salariés sont de moins en moins stressés en Rhône-Alpes malgré un rythme de travail accéléré. C’est ce que révèle la 7e édition de l’Étude annuelle Santé et bien-être au travail réalisée par Malakoff Médéric.

 

Il fait bon travailler en Rhône-Alpes. 92 % des salariés interrogés le pensent. Et neuf sur dix se veulent confiant dans les perspectives territoriales, jugeant la région économiquement dynamique. Ils ne nient pas pour autant les difficultés. Plus d’un tiers des prospects estiment que leur rythme de travail s’est accéléré cette année et près d’une moitié considère son boulot comme «  fatiguant », voire «  nerveusement fatigant ». Ici, les restructurations sont plus fréquemment vécues que dans le reste de l’Hexagone. Une personne sur deux en a vécu une l’an dernier. Non sans conséquence pour certains : 12 % ont vécu un plan social. Et 18 % se sont vus imposer un changement de poste ou de métier. Pas fatalistes, les intéressés disent «  comprendre la nécessité de ces changements », même si la plupart n’ont pas bénéficié d’un accompagnement.

 

C’est en matière d’autonomie et d’équilibre des temps de vie que les salariés de Rhône-Alpes se trouvent mal lotis. Un peu moins de la moitié d’entre eux ne se sentent pas reconnus à leur juste valeur par sa hiérarchie, à peine un sur quatre a la possibilité de prendre des décisions dans son travail. « Cette perte d’autonomie concerne l’ensemble des salariés, et tout particulièrement les cadres « , souligne le document. Concernant la conciliation de la vie professionnelle et de la vie privée, 35 % des salariés ont des difficultés à la réussir. Un ratio proche de la moyenne nationale de 34 %.

 

L’enquête s’est aussi penchée sur l’absentéisme. Sa conclusion : avec 31,8 % des salariés ayant eu au moins un arrêt maladie dans l’année, la région Rhône-Alpes se situe à un niveau inférieur à la moyenne nationale (32,6 %). En revanche, le nombre total de jours d’absence par salariés absents, 38 jours par an en Rhône-Alpes, est supérieur à la moyenne nationale (35 jours). L’impact de l’organisation du travail sur l’absentéisme se vérifie en Rhône-Alpes. Les salariés ayant connu au moins deux changements dans l’année (restructuration, réorganisation, changement de poste, etc) sont nettement plus nombreux à avoir connu au moins un arrêt maladie au cours de la même année.