Le stress des artisans du bâtiment déteint sur leur ménage

La CAPEB et le pôle d’innovation IRIS-ST publient la première enquête sur les conditions de travail et l’état de santé des conjoints d’artisan du bâtiment. Ce baromètre vise à mieux cerner l’impact de l’activité artisanale sur les partenaires. Dans la mesure où la majorité d’entre eux participent à la vie de l’entreprise, ils ne sont pas épargnés par le stress.

 Les résultats sont sans appel : les conjoints d’artisan du bâtiment fortement impliqués dans la vie de l’entreprise sont soumis au stress et à une fatigue accrus. Ils peinent à se projeter (40 %) ou se sentent pessimistes pour l’avenir du business (34 %). Plus de la moitié de « souvent stressés ». Et le stress ressenti augmente avec la charge de travail.

 Si le stress léger et passager est surmontable, voire moteur, les périodes de pression prolongées de ont un tout autre impact sur le bien-être mental et physique et peuvent avoir de réelles répercutions lorsqu’il devient chronique. Parmi les facteurs les plus importants figurent le poids de l’administratif et des contraintes réglementaires. Il est vrai que le conjoint d’artisan occupe souvent une fonction « support ». En outre, le stress de l’artisan est communicatif, dans 54 % des cas. Les autres causes de stress sont : l’insécurité face à l’avenir et les difficultés de trésorerie (50 %). Particulièrement important dans le secteur des TPE et de l’artisanat, le déséquilibre entre vie personnelle et professionnelle et ses répercussions sont aussi source d’anxiété pour 49 % des personnes concernées.

Les dirigeants d’entreprise artisanale mesurent le soutien que leur apporte leur conjoint au quotidien (66 %). Un investissement souvent moins bien vécu par l’entourage proche.