Le système de retraite français reste solide mais nécessite des réformes, constate une étude de Mercer

 Mercer, spécialiste du conseil et services en ressources humaines, protection sociale et avantages sociaux, a analysé les régimes de retraite de 25 pays, sur la base de plus de 40 indicateurs évaluant l’adéquation, la viabilité et l’intégrité des systèmes mis en place. a France se classe au 13ème rang.

 

L’étude Melbourne Mercer Global Pension Index attribue la note « C » au système d’épargne et de revenu des retraites de la France. Ce qui le situe au treizième rang, loin derrière les pays nordiques et l’Australie. La note « C » signifie que la retraite à la française a une base solide. Le système par répartition (cotisations redistribuées par l’Etat) avec un niveau de retraite minimum complété par deux régimes complémentaires (Agirc-Arrco), offre l’un des meilleurs niveaux de retraite légale dans le monde.

 

Toutefois, il souffre de lacunes et comporte des risques importants sur le long terme. Pour améliorer le dispositif actuel, Mercer avance des suggestions. Primo, hausser le niveau de pré-financement afin d’accroître à terme le volume des actifs financiers destinés à la retraite ; secundo, augmenter de l’âge du départ à la retraite ; tertio, mener une politique plus active en faveur de l’emploi des seniors ;quarto, développer des prescriptions réglementaires des régimes de retraite privés.

 

Pour Yanick Chainey, lader retraite au sein de Mercer France, « La France doit faire face à une conjoncture économique défavorable qui pénalise le financement des retraites. Le pays doit donc avant tout renouer avec la croissance de l’emploi et favoriser une évolution culturelle pour encourager l’employabilité des seniors. Il apparaît clairement en regardant à l’international qu’aujourd’hui ce sont aux entreprises et à nous tous individuellement d’épargner pour la retraite. Les régimes d’Etat ne pourront plus être la réponse unique au maintien du pouvoir d’achat des retraités. ».