Le transport routier de marchandises veut être reconnu comme activité stratégique

Les organisations professionnelles de la branche – FNTR, OTRE et Union TLF – jugent que le rôle de la filière dans la continuité de l’approvisionnement alimentaire et sanitaire mérite le titre d’activité stratégique, dans le contexte de la crise «  A l’instar de toutes celles et ceux qui sont indispensables à la gestion de la crise actuelle, les marchandises et les produits, essentiels à la vie de tous, vont continuer d’être préparés en usines, entrepôts logistiques, et acheminés par des camions partout sur le territoire ».

 

La revendication n’a rien d’honorifique, les employeurs attendent que l’État mette en place « toutes les mesures possibles d’accompagnement pour faciliter le travail des transporteurs, notamment des conducteurs, et des logisticiens, pour pouvoir assurer la continuité du fret de marchandises en France ». En grios, ils demandent l’assouplissement des restrictions relatives à la circulation des véhicules, l’aménagement des amplitudes horaires, davantage de tolérance pour les recrutements d’intérimaires « afin de pallier l’absentéisme dû aux mesures de confinement ». Les transporteurs  veulent aussi que leur personnel soit doté de gel hydroalcoolique ainsi que des gants, au même titre que les soignants.