Le travail hybride différemment perçu en Europe (étude)

Pendant plus d’un an, le télétravail a été la norme en Europe. Pour beaucoup, ce modèle devrait même perdurer. Une enquête de Sharp, fournisseur de produits et services technologique, indique que les employés sont prêts à revenir un retour au bureau quelques jours par semaine. Menée auprès de 6 000 employés de PME en Europe, l’enquête met aussi en évidence un certain nombre d’exigences auxquelles les employeurs devront répondre pour promouvoir la productivité et la positivité dans l’environnement de travail du futur. Les moins de 30 ans sont à la pointe, pour ces requêtes.

 

Suite à une période de télétravail forcé, près de 3 travailleurs sur 5 (58 %) affirment que le fait de travailler dans un environnement professionnel dynamique a pris de la valeur à leurs yeux. En outre, plus de la moitié des personnes interrogées (55 %) mentionnent l’importance d’être en mesure de rencontrer et de travailler au plus près de leurs collègues. L’expérience du télétravail a été différente selon les pays. Les répondants sont divisés quant à leurs attentes les plus importantes. La capacité à rencontrer et travailler à proximité de collègues est un critère plus important en France (87 % des personnes interrogées, tandis que la possibilité de travailler à des horaires flexibles) est la priorité des Polonais (71 %) et des Britanniques (63 %).

 

Interrogés sur la méthode de travail privilégiée pour l’avenir, les participants espagnols et néerlandais sont les plus favorables au télétravail à temps plein. À l’inverse, le travail à temps plein en présentiel est plus populaire en Pologne et en Italie. Toutefois, l’organisation hybride l’emporte globalement, à l’échelle européenne, dans tous les pays. Autrement dit, un juste équilibre entre travail au bureau et à distance.

 

Cependant, malgré l’intérêt manifeste pour un retour sur le lieu de travail, certains éléments sont susceptibles de décourager les professionnels. Il y a à cela cinq principales raisons. Primo, l’absence de technologies adaptées ; secundo, la disposition restrictive de l’environnement professionnel ; tertio, le  partage de locaux avec d’autres entreprises, situation répandue parmi les PME ; quarto, l’obligation d’emprunter les moyens de transport , environnement fade et peu inspirant. Quinto, le manque de diversité des espaces de travail et de réunion.

 

Quant aux éléments susceptibles d’encourager les employés à passer du temps au bureau, la possibilité de rencontrer leurs collègues et les opportunités de sociabilisation représentent des priorités, tout comme le fait de s’assurer qu’ils puissent accéder aux toutes dernières