Le travail indépendant est complémentaire du salariat, dit une étude de Willis Towers Watson

Conséquence de la digitalisation, les entreprises vont recourir plus fréquemment à des collaborateurs externes, pronostique l’étude de Willis Towers Watson, intitulée « Vers le Monde Digital de demain ».

C’’est une tendance lourde. Au cours des trois prochaines années, le besoin de collaborateurs extérieurs aux entreprises va nettement augmenter . Dans le même temps, le nombre d’entreprises faisant appel à des travailleurs occasionnels continuera de grimper.

 

Toutefois, souligne l’étude, « le recours à cette force de travail extérieure à l’entreprise n’a pas vocation à se substituer au modèle traditionnel du salarié en CDI, mais à le compléter ». Néanmoins, les entreprises interrogées estiment que la proportion de salariés à temps plein devrait reculer de 6 % sur la même période. À l’inverse, la part des free-lance devrait lui bondir de 22 %. Dans le détail, les consultants ou les agences seront plus sollicités (+15 %), de même que les salariés à temps partiel (+30 %) et les travailleurs prêtés par d’autres entreprises (+97 %). Même les répondants qui n’ont pas encore intégré ces pratiques ont l’intention de le faire prochainement

 

Dans le même ordre d’idée, la proportion de travailleurs indépendants dans le total des employés continuera d’augmenter. Ils représentaient 4,8 % de la main-d’œuvre il y a trois ans, ils constituent 6,1 % des effectifs actuellement et passeront à 7,5 % dans les trois prochaines années. « Pour s’adapter plus aisément à l’évolution de leurs besoins, les DRH devront s’appuyer sur une organisation fondée sur les compétences plutôt que sur les postes », recommande Sébastien Biessy, directeur de l’activité talent de Willis Towers Watson.