Le visage de l’ingénieur français en 2019

La Société des ingénieurs et scientifique de France (IESF)  vient de livrer son enquête annuelle sur la profession, la trentième du genre. On y apprend que la féminisation progresse, que la mobilité reste de mise, marquée par un mouvement de Paris vers la province et une attirance pour l’international, principalement l’Europe.

Toujours aussi satisfaits de leur job (77 %), les ingénieurs sont néanmoins mobiles. Un sur quatre a changé de poste en 2018, sept sur dix ont bougé au cours des cinq dernières années. L’Ile- de- France reste la terre de prédilection où se concentrent 32 % d’entre eux, mais, nous apprend l’IESF, « depuis deux ans, un mouvement s’opère vers la province ». Parmi les régions attractives, Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine arrivent en tête. Elles sont suivies de la région PACA, l’Occitanie, les Pays de la Loire et la Bretagne.

 

En matière de satisfaction de résidence, les régions Pays de la Loire, Bretagne et Auvergne-Rhône-Alpes forment le trio de tête à égalité. Le premier critère de satisfaction est l’emplacement géographique, suivi de la proximité des proches devant la culture et les loisirs. Si le critère de la rémunération ne figure pas le top 3 des motivations, c’est sans doute parce qu’elle reste confortable, quoi qu’il en soit. Le salaire médian des ingénieurs en France est de 57 700 € brut par an en 2018, soit 18 % de plus que le salaire médian des cadres.

 

Au-delà des frontières, 136 000 ingénieurs français travaillent à l’étranger. L’Europe est toujours la première destination. D’ailleurs, un quart de ceux qui émargent dans un autre pays européen, résident en France, dont la moitié navigue entre la France et le Luxembourg ou la Suisse.

 

Dans un autre registre, l’enquête révèle l’importance de l’éthique dans la pratique des ingénieurs. Près de 75 % d’entre eux « pourraient justifier le refus d’agir, dans le cadre de leur entreprise si cela allait à l’encontre de leurs valeurs personnelles. Le fait de rendre publiques des informations confidentielles ou transgresser une clause contractuelle d’un contrat de travail est beaucoup moins accepté », souligne le document.

 

Cette 30ème enquête menée par IESF auprès des anciens élèves des écoles d’ingénieurs françaises et des diplômés scientifiques (Bac+5 et plus) des universités françaises, a recueilli plus de 50 000 réponses sur la période de février et mars 2019.