L’égalité des chances est une priorité dans les entreprises, selon un baromètre publié par le Medef

A en croire l’édition 2016 du Baromètre de perception de l’égalité des chances en entreprise publié le 6 octobre,  ce thème devient une priorité dans les entreprises. Sept salariés sur dix pensent que c’est le cas au sein de la structure qui les emploie. C’est 17 points de plus qu’en 2012, année de création de cet observatoire.

Pour les salariés interrogés, les profils couramment discriminés – personnes à peau noire, travailleurs obèses, mères d’enfants en bas âge ou personnes dont l’état de santé est durablement altéré – voient augmenter leur chance d’être embauchés, promus ou affectés à des postes nécessitant un contact direct avec les clients et partenaires.Néanmoins, la vigilance reste de mise, en particulier pour les femmes qui rejoignent cette année les hommes dans leurs craintes d’être discriminés en raison de leur l’âge. Les stéréotypes de genre ont aussi la vie dure. Le fait religieux reste plus complexe à gérer. Le port d’un signe religieux visible apparaît comme le critère le plus stigmatisant. Il peut être insidieusement pris en comte pour le recrutement ou la promotion interne, sans pour autant perturber l’ambiance de travail. Seuls 5 % des salariés souhaitent que leur employeur s’empare prioritairement de cette question.

 

« Promouvoir la diversité, ce n’est pas de la philanthropie, c’est du bon sens. Discriminer, c’est se priver des talents alors que notre pays en a plus que jamais besoin pour aller chercher des points de croissance », commente Pierre Gattaz, président du MEDEF. L’organisation patronale n’a jamais vu d’un bon œil la piste du CV anonyme, discrètement enterrée par le gouvernement après quelques ronds de jambe. Thibault Lanxade, vice-président du mouvement, en charge des TPE-PME, confirme  : « Il est regrettable que le sujet de l’égalité des chances soit toujours présenté sous l’angle de la contrainte. Changer de méthode et faire preuve de pédagogie, accompagner et valoriser les meilleures pratiques permettrait sans doute de convaincre les dirigeants d’investir ces sujets .»