L’emploi intérim commence à se relever, mais reste dans le rouge

En mai 2021, le travail temporaire CDI intérimaires inclus, occupe 738 721 personnes en équivalent temps plein, soit 3,3 % de moins qu’en mai 2019. Cela correspond à la destruction d’environ 25 100 postes en deux ans. Mais la reprise s’amorce, lentement.

 

Le baromètre de Prism’emploi est sans équivoque : la reprise s’amorce. L’évolution de l’intérim en mai se situe 3,3 points au-dessus du mois d’avril 2021. C’est le signe d’un redressement progressif. Depuis le début de l’année, la dégradation est moindre qu’en 2020. Cela s’explique par l’accélération dans les transports et la logistique (+18,5 % après +10,6 %). En outre, les services enregistrent pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire, une stabilisation des effectifs et contribuent également au redressement, avec un saut de +0,5 % sur deux ans. Les autres grands secteurs restent orientés à la baisse, mais connaissent des dynamiques distinctes : l’assouplissement des contraintes sanitaires courant mai a permis au commerce de se redresser, passant de -10,8 % en avril (par rapport à avril 2019) à -3,7 % en mai (par rapport à mai 2019).

 

L’industrie demeure en dessous de la tendance moyenne, avec un score de -7,1 %. Toutefois, c’est la tendance la moins mauvaise depuis le premier confinement. À l’inverse des autres secteurs, le BTP s’enfonce, avec -13,4 % en mai (sur 2 ans), contre -10,8 % en avril. Cela semble lié en partie aux problèmes d’approvisionnement auquel le secteur fait face.

 

Dans le détail des qualifications, les métiers intérimaires qui résistent le mieux concernent à la fois les emplois de cadres et professions intermédiaires (+8,9 %) et d’ouvriers non qualifiés (-1,3 %). Au contraire, les fonctions d’ouvriers qualifiés (-7,3 %) et d’employés (-5,7 %) connaissent une baisse nettement plus marquée.