L’emploi intérimaire radiographié sous tous les angles

L’Observatoire de l’intérim et du recrutement publie ce 16 janvier la nouvelle cuvée de son étude intitulée Regards croisés sur l’intérim. Comme chaque année, elle décortique les parcours d’emploi et les motivations des intérimaires ainsi que leur propre perception du travail temporaire.

Il se confirme que l’intérim est un moyen courant de mettre le pied à l’étrier. Non seulement cette forme de contrat intervient tôt dans le parcours professionnel. (autour de 25 ans pour les deux tiers des intéressés), mais près de sept personnes sur dix étaient sans emploi précédemment à la première mission de travail temporaire.

 

L’intérim reste un bon tremplin pour décrocher un emploi permanent, mais à plus ou moins long terme. Selon l’enquête, réalisée par BVA , 72 % des intérimaires en mission en mars 2016 déclarent être en emploi un an plus tard . Parmi eux, 49 % sont toujours titulaires d’un contrat temporaire en mars 2017, contre 11 % qui ont trouvé en CDI. Dans la moitié des cas, c’est la structure qui les utilisait via une agence d’emploi qui les a enrôlés. En réalité, un intérimaire sur cinq nourrit l’espoir de se voir proposer un job ferme par la société d’accueil. Par ailleurs, 4 % du panel ont basculé vers un en CDI intérimaire, tandis que 8 % ont accepté un CDD.

 

L’enquête constate qu’une forte minorité de travailleurs temporaires (41 %) ont choisi l’intérim dans une logique de formation, soit pour développer leur expérience professionnelle, soit pour expérimenter différentes activités professionnelles avant de se fixer.

 

Quelles que soient leurs raisons, les intéressés gardent une « très bonne » ou « plutôt bonne » opinion de l’intérim. La « précarité » reste la première expression qui leur vient à l’esprit lorsqu’on les interroge sur leur situation. Mais ils invoquent aussi les notions de « travail » et de « liberté », souligne BVA.