L’emploi intérimaire ralentit sans s’essouffler

Le travail temporaire enregistre une progression de 5 % en avril, contre 8 % le mois précédent. Sur les quatre premiers mois de 2018, la hausse s’établir à 7,8 %, indique le Baromètre Prism’emploi, établi par un tiers de confiance indépendant, Umanis, à partir des statistiques transmises par un panel d’entreprises de travail temporaire représentant plus de 80 % de l’activité.

La décélération d’avril ne remet pas en cause la croissance du marché, continue depuis 42 mois. En avril, à la notable exception du commerce qui recule de 1,2 %, la hausse se poursuit dans tous les secteurs. Les tendances observées dans l’industrie (+4,9 %), le BTP (+4,7 %) et les services (+4,4 %), sont relativement homogènes. Les transports se démarquent,  avec un bond spectaculaire de 10,8 %.

 

Prism’emploi souligne que toutes les catégories professionnelles bénéficient de la bonne tenue du marché, avec des niveaux de croissance proches : +5,7 % pour les cadres et professions intermédiaires, +5,2 % pour les ouvriers non qualifiés, +4,9 % pour les employés et +4,7 % pour les ouvriers qualifiés.

 

Dans le détail géographique, deux régions connaissent une légère contraction de leurs effectifs intérimaires en avril : l’Occitanie (-0,7 %) et la Normandie (-1,4 %). À l’opposé, le travail temporaire en Centre-Val de Loire et en Bourgogne-Franche-Comté, avec respectivement +9,8 % et +11,8 %, demeure très dynamique, note encore Prism’emploi.