Les cabinets d’avocats sont aussi des entreprises qui créent des emplois

A la demande de la Commission paritaire nationale pour l’emploi et la formation professionnelle ( CPNEFP) des avocats, l’Observatoire des métiers dans les professions libérales (OMPL)  a réalisé une étude prospective la formation et de l’emploi au sein des cabinets. Une première.

 

Les 27.000 cabinets représentent environ 100.000 actifs dont 60% d’avocats. Ils emploient 42 000 salariés, soit 38.000 équivalent temps plein, dont 3.000 sont des avocats salariés. Ce sont pour la plupart des structures d’un ou deux salariés. Trois régions concentrent plus de la moitié des employeurs : l’Île-de-France (32%), PACA (12%) et Rhône-Alpes (10%). Les cabinets de + de 10 salariés ne représentent que 3% des cabinets employeurs, mais totalisent 35% des salariés.Sur la période 2007-2012, les effectifs ont augmenté de 1,3% par an.  C’est une piètre performance, dans la mesure où la croissance annuelle des effectifs d’avocats atteint 3,6%. Les femmes sont majoritaires. Elles comptent pour 54% des avocats et 89% de l’emploi salarié. Toutefois, plus des deux tiers d’entre elles occupent des postes non-cadres.

 

La première source de business des cabinets, ce sont les entreprises qui représentent les deux tiers du chiffre d’affaires. En 2012, dernière année dont les statistiques ont été dépouillées, le revenu annuel moyen de la profession s’est établi à 75.810 €, tandis que le niveau médian s’est élevé à 45.718 €. En 10 ans, le revenu annuel moyen a progressé de 22% en euros courants, soit 2% par an.

 

 

Au côté de l’avocat, on trouve les secrétaires administratif-juridique et les assistants juridiques. S’y ajoutent, dans les cabinets de plus grande taille, les juristes et les fonctions support (informatique, gestion des RH, communication, documentation…)

 

En 2014, les avocats salariés, secrétaires juridiques, administratifs non-cadres, assistants juridiques concentrent 81% des heures de formation. Un quart des formations est consacré au droit et à son actualité. Viennent ensuite l’utilisation de logiciels, la bureautique : 17 %. L’anglais et les langues étrangères, le français : 14 %. Le développement de l’activité et la communication représente 6 % et 5 %. Les stages courts sont privilégiés : 74% durent moins de 16 heures en 2014.

 

Concernant la formation, Actalians, opca de la branche, a financé 13.147 stages en 2014, soit une augmentation de 66% du nombre de stagiaires par rapport à 2006 et de 16% du nombre d’heures de formation. L’étude note par ailleurs que  les technologies de l’information et de la communication, malgré leur arrivée tardive, ont profondément modifié le travail au quotidien et la relation au client.