Les cadres sont hyper connectés, mais les plus accros ne sont pas ceux que l’on croit

À l’approche des vacances d’été, Securex, spécialiste da la gestion du capital humain en entreprise, s’est penché sur l’hyper connexion des cadres. L’étude menée avec l’Ifop auprès d’un échantillon représentatif de 1001 cadres fait un tour d’horizon des principaux impacts liés aux usages technos. Et les surprises sont nombreuses.

La consultation des communications professionnelles pendant les week-ends et les vacances est un réflexe pour 77 % des cadres. Si 23 % des cadres déclarent ne jamais consulter ses communications professionnelles pendant les week-ends et les vacances, ils sont 31 % à le faire souvent et 46 % à le faire de temps en temps. Ce sont les cols blancs des secteurs de la construction (83 %) et de l’administration (80 %) qui sont les plus connectés par rapport à l’industrie et aux services (75 % tous les deux). Des écarts existent aussi selon le statut. Les professions libérales consultent plus leurs communications professionnelles (87 %) que les fonctionnaires et les salariés de sociétés privées (75 %). Oubliez les clichés relatifs aux seniors : les quinquas (80 %) sont plus accros que leurs cadets de moins de 35 ans (77 %).

Par ailleurs, on apprend dans cette étude que 48 % des catégories supérieures considèrent l’accès permanent et simplifié aux communications professionnelles comme un facteur de stress. Outre les personnes directement concernées, les proches peuvent être des victimes collatérales et 34 % des personnes interrogées y voient une source d’agacement pour les proches. Au total, cette hyper connexion est jugée anxiogène par 82 % du panel. Par ailleurs, 50 % des moins de 35 ans, a priori plus naturellement connectés, sont plus stressés par le fait d’avoir en permanence un accès aux communications professionnelles comparativement aux 50-64 ans (44 %).

Si les cadres consultent avant tout leurs communications professionnelles pendant leur temps de loisirs, c’est pour s’assurer qu’il n’y a pas de problème en leur absence (80 %). Cette raison peut s’analyser comme une difficulté des cadres à déléguer pendant leur absence ou comme la nécessité de faire face à des situations de manque de ressources. L’enjeu organisationnel, à savoir ne pas être débordé à son retour, arrive quant à lui en seconde position à 63 %.

 

On note un clivage entre les hommes et les femmes : si les hommes consultent avant tout leurs communications professionnelles pour s’assurer qu’il n’y a pas de problème (81 % contre 77 % chez les femmes), les femmes, elles, le font pour éviter d’être débordées à leur retour (68 % contre 60 % chez les hommes). Enfin, plus les cadres appartiennent à une entreprise dont les effectifs sont importants plus le souhait de ne pas être débordé à son retour est élevé : 46 % dans les entreprises de moins de 20 salariés, 64 % dans les entreprises de 20 à 249 salariés et 67 % dans les entreprises de plus de 250 salariés. Pour 56 % des cadres, la qualité de vie au travail n’est pas un sujet prioritaire pour les employeurs.