Les contrats aidés, bouées de sauvetage dans les zones urbaines sensibles

Un bénéficiaire de contrat aidé sur dix habite une zone urbaine sensible (ZUS), selon l’état des lieux que fait la Dares (ministère du Travail), à partir des données de l’année 2014. Ils étaient près de 40 000 résidents à profiter d’un emploi d’avenir ou d’un contrat unique d’insertion, compte non tenu de ceux qui sont entrés dans les ateliers et chantiers d’insertion.

Les jeunes des quartiers sensibles  sont sur-représentés parmi les jeunes âgés de 16 à 25 ans, en  emplois d’avenir. Ils comptent pour 18 % des personnes embauchées par ce dispositif, contre 9 % pour l’ensemble des personnes recrutées en contrat unique d’insertion. En outre, ces populations défavorisées mettent plus de temps à chercher, avant de trouver un poste, même précaire, constate l’étude. La Dares souligne aussi « pour leur embauche en emploi d’avenir, les résidents des ZUS bénéficient d’un assouplissement des plafonds de diplôme et ont de fait un niveau de formation initiale plus élevé que les autres jeunes urbains ».

 

Les jeunes résidents des ZUS restent proportionnellement moins présents dans les embauches en contrat d’apprentissage et de professionnalisation, des voies menant vers des emplois durables. En 2014, ils comptaient pour moins de 5% des entrées en apprentissage. Ils étaient à peine plus nombreux à signer des contrats de professionnalisation : seulement 6,5 % chez les jeunes et 7 % sur l’ensemble des tranches d’âge.