Les DRH ne sont plus des coupeurs de têtes, mais des accompagnateurs internes

Pour marquer les 70 ans de l’ANDRH, l’association a demandé à son partenaire Apec de  se pencher sur l’évolution de fonction. L’enquête, première du genre, est  fondée sur l’analyse de plus de 16 000 offres d’emploi  relatives à la fonction, diffusées en 2005 et en 2015.

Après avoir joué les cost killers et les coupeurs de têtes, les DRH se recentrent sur l’humain. L’étude note par ailleurs « une volonté d’accentuer la proximité avec les collaborateurs, salariés ou managers. Ils ne sont plus considérés comme des administrés, mais des “clients internes” , des partenaires.

 

 »  Ce qui prime aujourd’hui c’est de satisfaire ce client interne, de gagner en proximité, d’être à son écoute », souligne l’Apec.  Ce changement se manifeste par l’évolution des compétences demandées par les entreprises à travers les offres. La capacité d’accompagnement est fréquemment requise. L’étude constate une progression de 20 points en dix ans.

 

Autre enjeu : « fidéliser les talents dans une logique plus participative ». C’est crucial, vis-à-vis de la nouvelle génération. Il s’agit de maintenir le niveau de motivation des salariés, de développer leur engagement et leur implication, d’entretenir et, mieux, d’améliorer leurs compétences.

 

À l’inverse, la  responsabilité budgétaire est faiblement présente dans la formulation des offres, constate l’étude. « Sans doute parce qu’elle est souvent implicite. Elle est plus fréquemment explicite pour les fonctions touchant à la formation ». En outre, le travail en équipe progresse, le fonctionnement en « mode projet » est également requis, en particulier pour les métiers liés aux systèmes d’information RH. Résultat : l’esprit d’équipe est un soft skill davantage exigé.