Les emplois du secteur culturel, un potentiel non délocalisable

La culture, c’est aussi un gisement d’emplois. Selon l’Insee, près de 579 500 personnes exercent une profession culturelle au titre de l’emploi principal, soit 2,2 % du volume total. Un potentiel non délocalisable que les collectivités territoriales redécouvrent et veulent développer.

Plus d’un demi-million de personnes exerçaient une profession culturelle au titre en 2013, dernières données disponibles, au titre de son occupation principe. Cela représente 2,2 % de l’emploi total. Et si l’on tient compte de l’exercice secondaire, cela concerne au total 645 400 actifs. Mais la réalité diffère selon les situations. Un peu plus de la moitié des intéressés (335 800) ont une profession culturelle dans un secteur culturel. C’est le cas des graphistes intervenant dans des agences de publicité. A cela s’ajoutent 243 700 pros œuvrant dans un business non culturel à l’instar des designers de l’industrie. Enfin, ce n’est pas parce que l’on travaille dans une activité culturelle que l’on a une formation ou un métier artistique. La branche compte 309 000 employés qui ne sont pas pour autant des  créatifs : gestionnaires, administratifs, techniciens, etc.

 

C’est un potentiel non délocalisable que les collectivités territoriales redécouvrent et veulent développer. C’est le cas de lle- de- France, première région touristique, mais aussi le Centre-Val de Loire (territoire des châteaux de la Loire) , où la culture compte pour plus de 16 000 jobs dans 11 500 établissements, selon l’Insee. Le conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) s’est emparé du sujet, affichant de fortes ambitions.