Les entreprises de formation réclament une simplification du compte personnel de formation

À la veille de la tenue de la conférence sociale du 19 octobre, la Fédération de la formation professionnelle (FFP) fait des  propositions  qui ressemblent à s’y méprendre à des revendications.

L’organisation professionnelle que préside Jean Wemaëre souhaite que le gouvernement et les partenaires sociaux « agissent pour dépasser les difficultés posées par la mise en œuvre de la loi du 5 mars 2014 ». Cela consisterait, selon elle, à rendre l’accès aux stages accessible à tous. « Les procédures de mobilisation du compte personnel de formation (CPF) doivent être simplifiées, et les listes de certification éligible élargies aux compétences transversales et transférables ». Pour la FFP, le futur compte personnel d’activités (CPA) qui est dans toutes les bouches devrait s’appuyer sur les acquis de la loi de mars 2014. Elle veut donc être associée à la conception de ce dispositif.

 

La fédération plaide pour l’institution d’un « mécanisme d’incitation fiscale, sous la forme d’un crédit impôt ou d’un amortissement fiscal ». Cela contribuerait, dit-elle, à convaincre les employeurs que leur performance économique et sociétale dépend en grande partie de leur investissement dans leur capital humain.

 

Sur un autre plan, la FFP demande aux pouvoirs publics de « faire respecter les règles de concurrence, indispensables au développement d’un secteur innovant et de qualité ». La formation professionnelle relève du champ concurrentiel et 85 % des besoins du marché sont couverts par des organismes privés de formation.