Les entreprises face au casse-tête des voyages d’affaires

Les voyages d’affaires reprennent progressivement et les entreprises ont de nombreuses opérations en cours — ou en préparation — à l’international. Mais la situation engendrée par la Covid-19 est inédite et oblige plus que jamais à une préparation minutieuse de ces déplacements professionnels. Grandes entreprises à l’international, PME ou TPE, toutes sont confrontées à une problématique identique : assurer la santé et la sécurité de leurs salariés en tenant compte d’une réglementation sanitaire qui évolue quotidiennement.

 

« Jamais nous n’avons fait face à une telle volatilité, explique Christophe Suptil, directeur stratégie sûreté chez International SOS. Il n’y a par exemple aucune uniformisation des règles dans l’espace Schengen, il existe des restrictions par pays, mais aussi des restrictions par région comme la région PACA, l’Ile-de-France ou le Canton de Genève. Il est crucial d’avoir des informations claires et précises : savoir s’il y a une quarantaine, si elle est obligatoire ou pas, quels sont les délais des tests PCR demandés, certains pays demandent 96 heures, d’autres 72 heures. On n’est jamais à l’abri d’un changement de règle en cours, sans préavis ».

 

Dans ce contexte, tous les déplacements sont traités au cas par cas en fonction de leur dimension essentielle pour l’activité et de l’équilibre coût-bénéfice d’assurer ce déplacement pour l’entreprise. La pandémie a aussi profondément modifié l’exposition aux risques. Avant la covid-19, le risque était essentiellement perçu lors d’un déplacement à l’international, désormais le risque se situe au cœur de l’activité et sur site. Les entreprises présentent une préoccupation grandissante pour leurs salariés nationaux. Philippe Guibert, directeur médical régional consulting santé chez International SOS, commente : « Nous observons depuis quelque temps chez International SOS une préoccupation nouvelle des clients vis-à-vis de l’ensemble de leurs salariés. Ils ne veulent plus seulement protéger leurs salariés qui voyagent ou les expatriés, mais également leurs salariés locaux en France ou à l’étranger »