Les expatriés en France : critiques mais ravis d’y vivre

Paris21.tv , soutenu par la Société de banque et d’expansion (groupe BPCE) a étudié de près la vie des expatriés en France, en commençant par leur profil. Qui sont-ils ? quelle est leur situation professionnelle ? L’étude qui s’appuie sur un échantillon de 770 salariés et dirigeants, s’est aussi intéressée à la gestion de cette catégorie particulière par leur entreprise et leurs conditions de vie, intégration dans la société française comprise.

 

L’expatrié type est âgé de plus de 40 ans, marié, il vit depuis déjà 3 ans en France avec son épouse et ses enfants. Il vient d’un pays européen et séjournera plus de 10 ans dans l’Hexagone. il est cadre le plus souvent employé dans une entreprise française. Il touche plus de 60 000 euros par an.

 Tout d’abord c’est l’intérêt de la mission qui l’attend et l’attrait de la vie en France qui ont motivé son installation. Il n’éprouve aucun crainte dans son pays d’accueil si ce n’est celle de voir la fiscalité augmenter. Quand il est salarié, il est fort bien accompagné par son entreprise qui prend en charge son loyer en intégralité (50% d’entre eux en  bénéficient)et les frais de scolarité de son enfant (29% en bénéficient). Mais l’aide de l’entreprise s’arrête là…à lui de régler sa caution locative et de prendre en charge ses frais d’installation (électricité, téléphone, etc.) ainsi que son assurance. Des difficultés, il en a surtout rencontré avec l’administration française pour faire aboutir ses démarches et également avec la sécurité sociale. Pas facile non plus pour lui d’ouvrir un compte bancaire ou de trouver un logement.

 Au chapitre intégration, l’expatrié juge que l’accueil qui lui a été réservé dans son entreprise était satisfaisant. Mais hormis ce point positif, il juge que les procédures dans les structures françaises mal élaborées et donc peu respectées. Il trouve aussi que la hiérarchie est un peu pesante et surtout peu communicante

 A titre privé, si certains jugent le Frenchie arrogant, peu convivial et pas généreux, ils sont nombreux à trouver, malgré tout, que le Français reste un «bon vivant » . Ce qui permet de « se faire des amis », parmi ses collègues de travail ou ses voisins. En outre, côté cuisine et culture, on se gave.

 

Au total, hormis les difficultés qu’il rencontre dans la langue locale et le coût de la vie qu’il trouve un peu élevé, l’expatrié est globalement satisfait de sa vie sur place. Un chiffre qui en dit long : 30% décident de plus quitter l’Hexagone.