Les faillites d’entreprises diminuent, mais la somme des salaires impayés restent élevée

Les défaillances d’entreprises diminuent, mais l’Unedic doit encore voler au secours de centaines de milliers de salariés laissés sur le carreau par des sociétés en faillite, incapables de payer les salaires.

Entre fin juin 2015 et fin juin 2016, quelque 240 600 salariés abandonnés en rase campagne par leurs employeurs ont été secourus par l’Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés (AGS), une structure spécialisée de l’Unedic. Financée par une cotisation équivalant à 0,25 % de la masse salariale (1,41Mds € au total), elle a déboursé ces 12 derniers mois environ 1,94Mds€ afin de se substituer aux entreprises ou pour venir en aide à celles entrées dans une procédure de sauvegarde. L’enveloppe reste conséquente, mais c’est la première fois depuis 2012 qu’elle descend sous la barre des 2 Mds€.

 

C’est le résultat d’une amélioration de la conjoncture. Tous les instituts confirment qu’au profit d’une reprise de l’activité, les faillites diminuent. La Banque de France dénombre 60 566 liquidations et redressements judiciaires sur 12 mois, d’avril 2015 à avril 2016 (- 5,1 %). De son côté, la société Altares observe au premier semestre de cette année, une chute de 7,4 % des dépôts de bilan.  Ces ratios correspondent peu ou prou à la tendance baissière du portefeuille d’« affaires nouvelles » créées par la AGS. Autrement dit, elle reçoit moins d’appels au secours. 

 

La construction, le commerce et l’hôtellerie-restauration restent les secteurs qui connaissent le plus de difficultés. Tandis que sur le plan géographique, les régions Ile-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes PACA et Occitanie sont particulièrement affectées.