Les gilets jaunes rentreront à la maison s’ils obtiennent 350 euros de plus par mois. Mais c’est de la fiction.

L’Étude Ifop pour Salaire-brut-en-net.fr  publi&ée ce 24 avril fait un intéressement rapprochement entre l’insatisfaction des salariés face à leur rémunération et les aspirations des gilets jaunes. L’enquête, réalisée par questionnaire autoadministré en ligne du 8 au 13 avril 2019 auprès d’un échantillon représentatif de 1057 salariés d’entreprises privées et publiques résidant en France métropolitaine, les situe « sociologiquement et majoritairement dans les tranches de salaires entre le SMIC et 2000 € ». Pour cette catégorie de salariés soit en majorité satisfaite, il faudrait que leur rétribution augmente au moins de 350 € à 360 €. Serait-ce là le montant d’augmentation vers lequel il faudrait tendre pour apaiser les esprits et le climat social ? s’interroge l’Ifop.

 

De fait, la catégorie qui concentre le profil gilets jaunes est moins gourmande que la moyenne. Pour que la majorité des salariés soient satisfaits de leur salaire, il faudrait qu’en moyenne celui-ci augmente de 512 €.  Ceux qui touchent 3000 € et plus que l’on pourrait considérés comme privilégiés, souhaiteraient majoritairement un niveau d’augmentation bien plus important que la majorité des salariés 735,60 € mensuels, en moyenne.

 

Et si l’on calcule le montant médian d’augmentation de salaire souhaitée par l’ensemble des salariés, il est environ de 375 €.  Autrement dit, pour que les salariés du privé soient en majorité satisfaits de leur paie, il faudrait que leur salaire médian soit majoré d’au moins 375 €. Ce qui ramènerait ce salaire médian à 2025 €. Actuellement, il est de 1650 €.