Les inégalités salariales persistent chez les cadres (étude Apec)

A profil identique, les hommes gagnent encore 8 % de plus que les femmes. Un écart qui s’accroit avec la responsabilité occupée, nous apprend la dernière enquête de l’Apec sur ce thème, publiée ce 28 février.

En marge de la journée internationale des droits des femmes le 8 mars, l’Apec publie une étude qui compare l’écart de salaires entre les femmes et les hommes cadres. Depuis 2013, il ne se résorbe pas significativement.

 

Même si l’écart de rémunération médiane (16 %) entre les femmes et les hommes peut s’expliquer par une différence d’emploi occupé, à profil identique, un écart de 8% subsiste. Aussi des inégalités perdurent au fur et à mesure de l’avancée de la carrière des femmes.

 

En 2018, les hommes cadres gagnaient en médiane 16 % de plus que les femmes cadres. Un écart qui s’explique par une surreprésentation masculine dans les fonctions plus rémunératrices telles que l’informatique ou la production industrielle par exemple. Une inégalité qui se voit renforcer également par le fait que les hommes occupent davantage de responsabilités hiérarchiques.

 

    A poste et profil égal, l’écart ne s’estompe pas. Chez les cadres, les hommes gagnent encore 8 % de plus que leurs homologues féminins. Un écart qui ne parvient pas à se réduire depuis 2013.     Lorsque les femmes accèdent aux postes à responsabilité, l’écart de rémunération est encore plus important. Elles représentent 25 % des fonctions de direction, pour une rémunération inférieure. A ce poste, leurs homologues masculins hommes gagnent 21 % de plus , à caractéristiques égales (âge, ancienneté, secteur, etc).