Les jeunes diplômés pénalisés par la crise sanitaire (étude de Syntec Conseil)

Syntec Conseil qui fédère les métiers du conseil, publie les résultats d’une étude menée fin décembre 2020 sur l’insertion professionnelle des diplômés Bac+5.

Fin décembre 2020, près de 55 % des diplômés Bac+5  ont trouvé un emploi dans le contexte de crise sanitaire et économique. Les jeunes issus des filières scientifiques (écoles d’ingénieurs et de masters universitaires scientifiques) ont été plus nombreux à s’intégrer. Leur taux d’embauche avoisine 60 % , contre à peine 50 % pour leurs homologues des écoles de commerce et des masters universitaires en économie et gestion, Sciences po, droit sciences humaines, langues, etc. Avant la crise sanitaire, les ratios étaient de 74 % six mois après le diplôme, voire 88 pour les diplômés de grandes écoles.

 

L’étude signale, en outre, des disparités significatives entre femmes et hommes au bénéfice de ces derniers, dont le taux de recrutement se situe autour de 60 % contre un taux avoisinant les 50 % pour les femmes. Les contrats signés par les jeunes sont moins stables, en cette période de crise. Seuls 50 % des diplômés ayant trouvé un emploi ont été embauchés en CDI contre 69 % en temps normal. Ceux issus de grandes écoles (écoles de commerces ou écoles d’ingénieurs) jouissent d’une plus grande stabilité avec un taux de CDI supérieur à 70 %. Les sortants de filières en apprentissage (toutes formations confondues) tirent également leur épingle du jeu avec un taux de CDI qui avoisine les 70 % Par ailleurs, il semble que les femmes souffrent davantage du contexte, la proportion de celles ayant décroché un CDI étant inférieure de 10 points à celle de leurs homologues masculins (44 % de femmes ont décroché un CDI contre 56 % d’hommes).

 

Même si un certain nombre de jeunes diplômés ont trouvé satisfaction par rapport au salaire d’embauche espéré, une part significative d’entre eux a dû accepter un salaire inférieur à ses attentes. Ce compromis est particulièrement marqué chez les plus ambitieux qui visaient une rémunération comprise entre deux et trois fois le Smic, soit 38 000€ à 56 000€ annuels.