Les jeunes diplômés sont plus confiants dans leur avenir

A en juger par les résultats du baromètre Deloitte-OpinionWay sur  » l’humeur des jeunes diplômés « , ces derniers sont plus confiants dans leurs perspectives professionnelles.

 

C’est la quatrième édition de cette enquête réalisée auprès de diplômés depuis moins de trois ans, en recherche d’emploi ou en poste en entreprise. L’objectif étant de « mettre en lumière les éléments marquants de leur entrée dans le monde professionnel et leur perception du marché du travail actuel ».

 

Le sentiment de confiance des jeunes diplômés s’améliore. Huit sur dix voient leur avenir dans l’hexagone. D’autant plus que la majorité d’entre eux (60%) sont en poste, une proportion qui a augmenté de 9 points par rapport à l’an dernier.

 

Toutefois, les emplois précaires augmentent : plus 8 points par rapport à l’année 2013 pour le CDD et plus 6 points pour les emplois à temps partiel. C’est au détriment des CDI (68%, -9 points) et le temps partiel progresse de 6 points. En cause, des qualifications mal adaptées aux besoins des entreprises. Ainsi, 39% des juniors en recherche d’emploi reconnaissent que leur formation est rarement adaptée aux attentes des recruteurs.

 

Leur recherche d’emploi semble moins ardue : au cours de sa quête d’un job, un jeune balance 29 CV en moyenne avant d’obtenir un emploi, avec une durée de recherche d’environ 11 semaines. Un délai inchangé par rapport à l’an dernier.  Le baromètre note une tendance à la hausse du nombre de jeunes diplômés en recherche d’emploi de plus de 5 mois(en hausse de 12 points en deux ans).

 

Parmi les principales difficultés rencontrées, ressortent l’absence de réponses des recruteurs (52% + 4 points) et la raréfaction des annonces pertinentes (54%). Le manque d’expérience est toujours un frein majeur à leur embauche. Face à ces constats, un tiers de ces jeunes environ se remet en question et avoue que définir un projet personnel s’avère difficile : 10% connaissent une baisse de motivation et de détermination (30% pour les diplômés sortant de grandes écoles), et 12% n’y croient plus du tout.

 

Malgré ces obstacles, les jeunes diplômés en recherche d’emploi sont mieux intégrés dans le processus d’embauche et le nombre d’entretiens passés augmente : le taux d’interviewés n’ayant eu aucun entretien chute de 16 points en un an (24% contre 40% en 2014), signe que les recruteurs sont davantage à l’écoute.

 

La confiance dans des perspectives professionnelles progresse nettement : d’une part, la confiance globale vis-à-vis des employeurs progresse de 6 points (49%) et d’autre part, la confiance de ceux qui sont en recherche d’emploi de trouver dans les six mois progresse de 8 points (51%).

 

Les jeunes diplômés qui envisagent de partir à l’étranger sont moins nombreux cette année (21% contre 27% en 2014) et la principale motivation de ce projet est la difficulté de trouver un emploi en France (pour 53% d’entre eux).

 

 

Dans la réalité, les jeunes diplômés français qui ont concrétisé leur expatriation se sont expatriés en premier lieu pour découvrir un milieu professionnel et culturel différent et de meilleure qualité avant d’enrichir leur façon de travailler ou leur parcours personnel.

 

 

Si 65% d’entre eux ont démarré leur carrière en France, 32% ont sauté le pas dès la fin de leurs études ; pour ces derniers, le temps moyen passé à rechercher son premier emploi à l’étranger s’établit à sept semaines (contre 11 semaines en France). Pour près d’un tiers, cette recherche ne dépasse pas deux semaines.

 

 

Ces jeunes Français de l’étranger considèrent leur installation sur du long terme. Près d’un expatrié en poste sur deux envisage de rester à l’étranger pour plus de 6 ans, et près d’un sur trois pour l’intégralité de sa carrière. 65% d’entre eux déclarent que leur avenir est à l’étranger et peu d’arguments existent pour les faire revenir, excepté celui de la famille et de l’entourage plébiscité à 65%, suivi de l’art de vivre à la française (39%).

 

Autrement dit, l’expatriation est liée à un choix de vie et pas seulement à un choix professionnel. Les obstacles au retour sont nombreux : entre autres, l’état du marché professionnel (44%), des perspectives de carrière insuffisantes (34%), la fiscalité (26%), la qualité de vie insatisfaisante (26%).