Les juges ne sont pas des boucs émissaires, dit l’Union syndicale de magistrats

L’Union syndicale des magistrats, principale organisation représentative de l’ordre judiciaire, voit d’un mauvais œil les rassemblements de policiers frondeurs aux abords des tribunaux.

« Si les policiers estiment que la loi est insuffisamment protectrice de leurs intérêts et qu’ils ne disposent pas des moyens leur permettant d’assumer efficacement leurs missions, il leur appartient de s’adresser aux parlementaires et au gouvernement. Les policiers qui expriment leur colère ne doivent pas se tromper de cible. L’appel à manifester devant les palais de justice est une tentative de pression sur les juges, inacceptable dans une démocratie, qui porte gravement atteinte à la séparation des pouvoirs », dit l’USM à l’adresse des protestataires.

 

L’USM assure qu’elle demande depuis des années une table ronde commune avec les syndicats de policiers pour envisager des améliorations. Elle rappelle que la justice et la police ont des missions différentes, mais complémentaires qui contribuent à la paix sociale. « Nos institutions doivent continuer d’œuvrer ensemble. Les opposer ne peut que nuire à l’État de droit », conclut le syndicat.