Les médecins du travail Bernadette Berneron et Dominique Huez devant le Conseil de l’ordre des médecins

L’instance disciplinaire nationale de l’ordre des médecins examine ce 8  juin  les dossiers des médecins du travail Bernadette Bergeron et Dominique Huez. Les deux praticiens spécialisés, basés à Tours ( 37 ) avaient précédemment écopé d’un avertissement de la structure professionnelle régionale, dont ils ont fait appel. Ils sont poursuivis par des employeurs qui jugent inappropriés, voire illégaux, des attestations et écrits établissant un lien entre l’état de santé défaillant de leurs patients et leur situation professionnelle. Sans preuve avérée, estiment les accusateurs. Le Conseil de l’ordre considère que les intéressés ont manqué de prudence.

 

Les médecins en cause ont reçu le soutien de pairs et de plusieurs associations professionnelles et syndicats. Parmi celles-ci figurent l’Association santé et médecine du travail (a-SMT), le Syndicat national des médecins du travail des mines et des industries électriques et gazières (SMTIEG-CGT), le Syndicat de la médecine générale, l’UGICT CGT, Solidaires, et l’Association d’aide aux victimes et aux organisations confrontées aux suicides et dépressions professionnels (ASD PRO). Ces organisations appellent à manifester devant le siège parisien du Conseil national de l’ordre. Elles ont par ailleurs écrit au Premier ministre pour réclament un aménagement de l’article R 4126-1 du code de la santé publique source des plaintes qui se multiplient à l’encontre des médecins du travail, les cas Berneron et Huez n’étant pas isolés. Les requérants menacent de saisir le Conseil d’État, au cas, probable, où Matignon ferait la sourde oreille.