Les métiers de la rééducation ne connaissent pas la crise

Masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, ergothérapeutes et orthoptistes, ils ne connaissent pas la crise. Ces métiers cartonnent, l’insertion des nouveaux diplômés est (presque) assurée, nous apprend la Drees.

Quelque 121 000 professionnels de la rééducation ayant une qualification deniveau bac+3 exercent en France. Leur nombre a presque doublé, en 20 ans, ils étaient 68 000 en 2000. La profession attire un nobre croissant de jeunes. Le flux annuel de dipômés, en croissance moyenne d’environ 6 % par an , était de 4400 en 2017. La Drees observe que les entrants, issus de catégories sociales plus favorisées que la moyenne, sont de sexe féminin dans deux cas sur trois. Malgré la hausse du nombre des nouveaux diplômés, leur insertion dans le marché du travail est très rapide . La plupart ont décroché leur premier emploi en moins de trois mois.

Le mode d’exercice diffère selon la profession exercée, cela dès le premier emploi : 78 % des masseurs-kinésithérapeutes et 85 % des pédicures-podologues diplômés en 2013 se sont installés en libéral dès l’obtention de leur diplôme. Pour leur part, 62 % des ergothérapeutes et 41 % des orthoptistes ont commencé leur carrière par un emploi temporaire (CDD ou intérim), avant un une embauche ferme ou une activité pérenne. La part des demandeurs d’emploi au sein des professions concernées reste très faible niveau (2,1 %)