Les organisme de formation voient le bout du tunnel

L’année 2015 aura été difficile pour la profession : le chiffre d’affaires moyen des organismes adhérents à la Fédération de la formation professionnelle chute de 5,6 % et les taux de marge s’effritent encore. Mais 2016 sera meilleure et la tendance se poursuivra.

Christophe Quesne, coprésident avec Sylvie Petitjean de l’Observatoire économique de la Fédération de la formation professionnelle (FFP) est catégorique : il y a « une alerte sur la vitalité économique de notre secteur ». Le chiffre d’affaires moyen des adhérents de la fédération recule de 5,6% pour s’établir à 3,31 M€ en 2015. Les taux de marge continuent de baisser. Près de la moitié des organismes ont vu la leur s’éroder l’année dernière, contre un tiers qui enregistrent une amélioration, les autres restant stables.  »

Les entreprises espèrent voir le bout du tunnel en 2017. L’Observatoire note des prémisses. Pour cette année, il prévoit une hausse globale du chiffre d’affaires, de l’ordre de 3%, avec « une relative stabilité des marges ». Mais tous les intervenants n’en profitent pas. Seuls 38% anticipent une hausse de leur business pour l’exercice en cours, tandis que quatre sociétés sur dix tablent prudemment sur une stabilité.L’année 2017 devrait être meilleure : 59% des structures membres de la FFP tablent sur une croissance que 35% d’entre elles situent à 5% maximum, alors que 24% se préparent à un bond supérieur.

Pour y arriver, le secteur développe son offre de formation diplômante, qualifiante et certifiante : 76 % en délivrent contre 64 % en 2014.Les adhérents de la FFP investissent dans leur capital humain et des outils innovants. Priorité aux fonctions commerciales, R&D et numérique. Les adhérents continuent à digitaliser leur offre de formation : trois quarts des adhérents développent des formations à distance ou mixtes (blended learning). L’expansion géographique est une autre tendance forte. Déjà fortement ancrés dans les territoires, tous prévoient une expansion géographique, et pour 1/3 d’entre eux, c’est à l’international.

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