Les professionnels de la distribution automatique au bord du crash

Les professionnels de la distribution automatique appellent au secours. Leur activité a plongé de 80 % au bas mot, depuis le confinement. Plusieurs de ces entreprises ne peuvent pas accéder aux mesures d’activité partielle aidée mises en place par le gouvernement. Leurs dossiers sont recalés par les Direccte. La Fédération nationale de la distribution automatique (NAVSA qui les représente espère un assouplissement des règles.

La Fédération nationale de la distribution automatique (Navsa) fait un premier bilan alarmant l’impact du confinement sur le secteur. Lequel inclut 70 % des distributeurs étant implantés dans des entreprises et 30 % dans des lieux publics ou ouverts au public. Des lieux désertés ces derniers jours et qui le resteront probablement pendant plusieurs semaines.

 

L’activité très réduite dans les aéroports, ports, autoroutes, transports en commun. Les établissements d’enseignement sont fermés, idem pour les musées, salles d’exposition. Les visites sont interdites ou très limitées dans les Ehpad et les établissements de santé. Du côté des entreprises, celles qui ont maintenu une activité au sein de leurs locaux ont le plus souvent décidé de fermer les salles de pause où sont installés les distributeurs de boissons et confiseries.

 

Pourtant, bon nombre de demandes d’activité partielle présentées par des entreprises de la branche sont refusées par les Direccte.  Motifs : non-conformité aux dispositions. « L’activité partielle représente la seule option pour les entreprises concernées pour préserver la pérennité de leur activité », plaide la chambre syndicale, faisant valoir que « plus de 55 000 emplois directs et indirects sont en jeu ».  Elle appelle à un assouplissement des règles pour tenir compte des particularités et de la situation de cette micro activité.