Les professions du social restent fortement féminisées

Le cliché n’est pas près de disparaître: le travailleur social reste avant tout une travailleuse. Le dernier relevé de la Drees concernant la promotion 2014, inscrits dans les filières de formation le confirme. Sur 62 000 nouveaux étudiants, plus de huit sur dix sont des femmes. Un quart de l’effectif se destine au métier d’aide médico-psychologique, 14 % à celui d’éducateur spécialisé et 13 % à celui d’auxiliaire de vie sociale.

 

L’âge moyen des étudiants à l’entrée en formation est de 31 ans. C’est relativement élevé, et cela s’explique par de fortes proportions de personnes qui reprennent leurs études, soit pour évoluer professionnellement, soit pour s’insérer sur le marché du travail. Un inscrit sur deux travaillait l’année précédant son inscription et c’est le cas, en grande majorité, de ceux préparant une formation supérieure à un bac+2.

 

La profession semble susciter moins de vocations : les effectifs de nouveaux inscrits ont diminué de 2 % en cinq ans. En revanche, ceux qui y viennent paraissent motivés. Pour preuve, sur la même période, en dépit du recul des flux, le nompbre de diplôpmés augmente de 5 %, soit 25 000 diplômés en 2014.

 

La répartition des formations par niveau diffère selon les régions. Ainsi, la part des diplômés de niveau V varie de 33 % en Île-de-France et Centre – Val de Loire à 100 % en Corse.

 

On compte au total 1,2 million de travailleurs sociaux en France selon les derniers chiffres disponibles.