Les professions libérales disent oui à la fiche de paie simplifiée, sous condition

La simplification de la fiche de paie pourrait engendrer des coûts supplémentaires, nuire à l’information du salarié et même entraîner des complications, affirme l’Union nationale des professions libérales.

 

Reçue par Clotilde Valter, Secrétaire d’État en charge de la réforme de l’État et de la simplification, l’organisation présidée par Michel Chassang exprime de sérieuses réserves sur le projet gouvernemental. Tout en se disant favorable au regroupement des lignes de cotisation liée à la protection sociale et par risque couvert, la profession fait valoir que la consolidation des autres contributions entraînerait une altération de l’information. « Le salarié ne doit pas être désinformé sous couvert de simplification », martèle Michel Chassang, avant de poursuivre : « Dans la perspective de la retenue à la source de l’impôt sur le revenu, nous restons perplexes quant à la réelle volonté du gouvernement d’aller vers une simplification ».

 

L’UNAPL met en garde contre le surcoût que pourrait générer l’introduction de procédures complexes. Elle fait savoir son opposition à l’insertion du montant total des allégements financés par l’État sur son budget et ayant un impact sur les cotisations sociales dans les feuilles de paie, dans la mesure où dans le même temps, les hausses de charges imposées par l’État ne sont pas indiquées.

 

Par ailleurs, elle souhaite que une évolution par étapes, laissant le temps aux employeurs de s’organiser et d’adapter leurs outils de gestion. La date butoir du 1er janvier 2018 envisagée par l’exécutif lui semble « irréaliste ». D’ici là, la structure patronale rêve d’un dispositif d’aide et de conseil aux petits patrons, mobilisable à l’occasion de chaque évolution législative.