Les réactions des acteurs du social aux derniers chiffres du chômage

Les premiers chiffres de l’emploi du quinquennat d’Emmanuel Macron n’annoncent ps d’amélioration. Fin mai, sur l’ensemble de la France, (y compris Drom), le nombre de demandeurs d’emploi s’élève à 3 750 900 pour la catégorie A, celles qui n’ont aucune activité. Il augment de 0,6 % sur un mois , de 0,8 % sur trois mois, mais baisse de 0,7 % sur un an. Et si l’on tient compte de toutes les catégories de demandeurs inscrits à Pôle emploi en ayant une activité partielle, (catégories A, B, C,) le nombre de chômeurs s’établit à 5 864 000. Il est en progression de +0,5 % sur un mois, de 0,8 % sur trois mois, et augmente augmente de +2,3 % sur un an.

Les acteurs du social lisent différemment ces données. La CGT observe que « non seulement le chômage ne baisse pas mais les catégories de travailleurs précaires ne cessent d’augmenter ».La confédération de Montreuil l’explique en partie par la fin progressive de l’effet du plan  500 000 formations , dont elle doute de l’efficacité. Elle réclame une « politique de relance et le renforcement du code du travail, plutôt que sa destruction, pour lutter contre l’accroissement de la précarité ».

L’analyse de FO est centrée sur la réforme du Code du Travail. « Favoriser les licenciements n’a jamais encouragé les embauches », souligne ce syndicat, citant la dernière note de conjoncture de l’Insee. Laquelle désigne plutôt l’incertitude économique et la difficulté à trouver une main-d’œuvre compétente comme principaux freins au développement du marché de l’emploi.

Le ton est différent au Medef. Son président, Pierre Gattaz, croit que la situation appelle à «  continuer résolument la baisse de charges engagée par le pacte de responsabilité, et enclencher sans plus tarder les réformes structurelles. Cela passe notamment par la réforme du code du travail ». Il en profite pour relancer trois revendications de son mouvement :le plafonnement des indemnités prud’homales, l’abrogation du dispositif pénibilité « inapplicable sur le terrain selon lui », et le renoncement au prélèvement à la source, du moins dans la orme initialement prévue.