Les ressources humaines ont la main sur la fonction de responsable de la diversité.

Une étude l’Association française des managers de la diversité (AFMD) tout juste publiée esquisse le portrait-robot du responsable de la diversité en entreprise. C’est plus fréquemment une femme, en poste dans un grand groupe ou dans une entreprise de taille intermédiaire (ETI), rattachée à la fonction RH.

Pour la première fois, l’Association des managers de la diversité (AFMD) se penche sur le métier naissant de responsable de la diversité. L’association présidée par Mansour Zoberi du groupe Casino (photo),  s’appuie sur une cinquantaine d’entretiens approfondis avec des personnes qui occupent ou ont occupé la fonction en France depuis son apparition, au milieu des années 2000. Le portrait-robot qui en ressort est celui d’une femme, fortement diplômée.  Elle exerce son job dans un grand groupe, et s’est vu proposer ce job après une certaine ancienneté dans la structure, au sein des services de ressources humaines.

 

Au départ, la majorité des intéressés, femmes ou hommes, sont néophytes, mais acceptent le challenge et se forment sur le tas. Le positionnement hiérarchique est couramment deux crans en dessous du DRH, autrement dit, N-2 du DRH. Les responsables de la diversité travaillent en solo. Ils n’ont souvent pas d’équipe mais ils peuvent s’appuyer un réseau de référents.  Tout en décrivant leur mission comme « une course d’obstacles », les intéressés la trouvent « intellectuellement passionnante et porteuse de sens », ce qui les conduit à l’exercer plus longuement qu’une fonction plus classique.

 

Pour sa poursuite de leur carrière, les responsables diversité envisagent soit de revenir à dans la sphère RH, soit d’évoluer vers la RSE au sein de la même entreprise. Certains se verraient bien continuer dans le secteur associatif ou coiffer la casquette de consultant.