Les salariés français, champions d’Europe de l’efficacité au travail

A la différence des autres grands pays européens, la productivité dans les entreprises françaises continue d’augmenter à un rythme soutenu. Que ce soit pour les salariés à titre individuel et pour les groupes de travail dans leur ensemble. Cette particularité s’accompagne d’un taux d’adoption plus rapide qu’ailleurs de la dernière génération d’outils numériques de productivité.

Ces constats ressortent d’une étude de Wrike, éditeur californien de solutions de gestion des tâches et des projets en mode collaboratif, également implanté en Europe. Menée en France, mais aussi en Allemagne et au Royaume Uni, l’enquête confirme que les Français compensent leur faible nombre d’heures travaillées par une productivité élevée. 53% d’entre eux déclarent que leur efficacté au travail a encore augmenté depuis un an. Le ratio est nettement inférieurs en Allemagne où seuls 47% des travailleurs ont vu leur productivité augmenter Les chiffres sont encore plus faibles au Royaume Uni: 26%.

 

Efficace à titre individuel, le travailleur français l’est aussi en équipe. 51% des salariés interrogés déclarent que la productivité de leur équipe a augmenté depuis un an contre 40 % outre-Rhin et 25 % de l’autre côté de la Manche. Ce n’est pas le nombre d’heures travaillées qui compte, mais la productivité.

 

Ces performances sont en lien avec les taux d’adoption des outils numériques de dernière génération, souligne Wrike. Or, les entreprises françaises sont en avance pour l’adoption des outils de CRM, de gestion de projet et de travail collaboratif. Respectivement 32,4%, 28% et 23,9% des salariés interrogés déclarent les utiliser. Ils sont mieux lotis que leurs homologues allemands (24,5%, 24,6% et 16,9% respectivement) et britanniques (17,7%, 17% et 14,8% ). Cette hiérarchie se retrouve lorsque l’on examine le nombre d’outils informatiques de productivité utilisés dans les trois pays.

 

Toutefois, dans les trois pays considérés, de nombreux freins gênent la productivité des groupes de travail en France comme dans les deux autres pays. A commencer par la nécessité de gérer plusieurs tâches simultanément, l’overdose de réunions inutiles, et la prolifération des emails. « Iil sera intéressant de voir comment les entreprises s’y attaquent en 2017 » analyse Andrew Filev, patron de de Wrike