Les salariés les moins qualifiés souhaitent se former, mais ils formulent peu de demandes

Une étude du Céreq constate que la volonté de se former est ancrée chez trois salariés sur quatre. Les cols blancs et les ouvriers qualifiés l’expriment aisément, avec un objectif précis. À l’inverse, les salariés les moins qualifiés formulent peu de demandes de formation et y accèdent moins fréquemment.

Surchauffe en vue pour le compte personnel de formation : deux salariés sur trois souhaitent se former au cours des cinq prochaines années, et cette proportion varie peu selon le niveau de qualification, mais les motivations ne sont pas identiques.

 

Les salariés les moins qualifiés voient dans la formation un tremplin vers un autre emploi ou une autre entreprise. Tandis que les cadres et employés et agents de maîtrise considèrent le liftng de leurs compétences comme un levier pour saisir des opportunités de carrière, évoluer dans leur job.

 

L’étude note aussi de notables différences en ce qui concerne la formulation des demandes de stages. Globalement, 31 % des salariés ont sollicité une session au cours de l’année précédant l’enquête, mais seuls 19 % des ouvriers (qualifiés et non qualifiés) ont saisi leur employeur à ce sujet, contre pour 50 % des cadres. Ces écarts sont également observés pour l’accès à la formation. Ainsi, 56 % des cadres ont bénéficié d’au moins une session au cours des 18 mois précédant l’interrogation. Le ratio se limite à 22 % pour les ouvriers non qualifiés