Les sociétés cotées partagent moins leurs profits avec les salariés

Eres, premier acteur indépendant en retraite et épargne salariale suit de près l’évolution des primes liées au partage du profit, au sens large. La cuvée 2013 est plutôt décevante.

 Dans les 120 premières sociétés cotées, les versements moyens liés au partage du profit  -participation, intéressement et prime Sakozy- ont baissé de 5% en 2013.  Les primes de participation (2 053€ en moyenne) et d’intéressement (2 420€) ont baissé entre 2012 et 2013 de 10% et 8% respectivement. « Très probablement en raison de la hausse du forfait social payé par les entreprises (de 8 à 20% en 2012) », indique Eres.  Quant à la prime de dividende, alias prime Sarkozy, toujours d’actualité, elle s’est élevée en 2013 à 287€ en moyenne. Là encore, la tendance est à la baisse (- 4%)

 Seul l’abondement, estimé à 1 070 € en moyenne, fait exception. Elle a augmenté de 20% sur un an. Eres attribue ce bond à l’effet positif du Perco. En 2013, 71% des sociétés suivies en étaient dotées, contre 65% en 2012 et 50% en 2011.

Au total, les salariés français ont touché au titre du partage du profit en 2013 en moyenne 23% de ce qui a été versé aux actionnaires : 3 719€ au titre du partage du profit et 16 099€ de dividendes . Ce chiffre moyen cache des disparités importantes. Ainsi, 13% des entreprises accordent des primes de partage du profit alors qu’elles ne versent pas de dividende. 28% versent plus de primes de partage du profit que de dividendes et 14% versent 10 fois plus de dividende que de primes de partage du profit

 Pour aboutir à ces résultats en isolant la France, Eres a comparé les montants de ces primes avec les dividendes versés par les mêmes entreprises. Par ailleurs, les experts ont attribué le dividende au prorata des effectifs. Ainsi pour une entreprise qui verse 100M€ de dividende au total et dont 25% des effectifs sont en France, le « dividende France » retenu est égal à 25M€ (100*25%). Ce dividende France est ensuite réparti sur les bénéficiaires.