Les statistiques sont formelles : les retraités ne sont pas des nababs

Oubliez définitivement le cliché du retraité nanti. L’édition 2017 de l’ouvrage « Les retraités et les retraites » , une référence publiée par la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), confirme qu’en 2015, dernières données disponibles, ces seniors touchent en moyenne 1 376 € bruts par mois.

 

Sur 16 millions de retraités recensés fin 2015, environ 550 000 retraités perçoivent une allocation du minimum vieillesse en complément d’une faible pension ou en l’absence de pension. Ce subside d’un montant est de 800 € mensuels pour une personne seule (1 242 euros mensuels pour les couples), leur permet d’atteindre un niveau minimal de ressources. La pension moyenne s’établit à 1 376 € bruts mensuels, tous régimes confondus (salariés du privé, artisans, indépendants, agriculteurs, etc.).

 

Un écart persiste entre la pension des hommes et celle des femmes, mais le gap diminue au fil du temps, indique l’ouvrage coordonné par Cindy Duc.  Principales explications : le taux d’activité des femmes, et donc la constitution d’un droit propre à la retraite, n’ont cessé de progresser depuis l’après-guerre. En outre, le personnel féminin est de plus en plus qualifié, ce qui favorise la hausse de sa rémunération. Résultat, le gap est se limité à 39,2 % en moyenne, contre 45,8 % en 2004. Et si l’on tient compte des pensions de réversion, la différence n’est plus que de 25,1 %.

 

L’ouvrage souligne que la retraite supplémentaire facultative représente seulement 2 % de l’ensemble des prestations de retraite versées. « Les dispositifs de retraite par capitalisation non obligatoires proposés par certaines entreprises à leurs salariés, ainsi que les produits d’épargne retraite individuels, restent très marginaux. Ils laissent néanmoins à toute personne la possibilité de se constituer une épargne en complément des régimes de retraite obligatoires par répartition », souligne encore l’ouvrage de la Drees.