Les syndicats refusent un dialogue social low cost

Un aspect passé inaperçu de la proposition présentée hier par le Medef dans le cadre de la négociation sur la modernisation du dialogue social : la réduction drastique des moyens syndicaux.

 

 Les mandats et crédits d’heures mis à disposition des représentants élus dans les entreprises seraient considérablement réduits, déplore la CGT. Les entreprises de 100 à 124 salariés compteraient six élus de moins et  les représentants du personnel verraient leur crédit d’heures rabotésde 600 heures par an. Les sociétés de 500 à 749 perdraient, elles, cinq mandats, ainsi que 396 heures annuelles. « C’est un laminage des droits,et ce serait un coup dur pour le lien de proximité entre  élus salariés au sein des entreprises», déplore-t-on à Montreuil.

 

La CFE-CGC, par la voix de sa secrétaire générale Marie-Françoise Leflon, avait déjà fait savoir que son organisation « est prête à simplifier, mais refuse la baisse des moyens du droit syndical en entreprise »

 

L’attention était focalisée sur la fusion des instances représentatives du personnel (DP, CE, CHSCT) en une instance unique baptisée conseil d’entreprise. Le Medef suggère par ailleurs l’intervention consultative des commissions paritaires régionales dans le dialogue social des TPE.