Les trois visages du travailleur indépendant, esquissés par la fondation Travailler autrement

La fondation Travailler autrement publie une étude sur les travailleurs indépendants, dont le nombre ne cesse de croître. On y apprend que les intéressés exercent sous des statuts différents. Les autoentrepreneurs côtoient les personnes en portage et les freelances. Tous sont jaloux de leur liberté, mais restent seuls face au stress, aux taxes et l’incertitude.

La fondation Travailler autrement ne dresse pas un, mais trois portraits types du travailleur indépendant. Une première catégorie a opté pour le portage salarial. Il s’git le plus suvent d’un homme, âgé de 54 ans en moyenne, d’un niveau de diplôme élevé. Il est plutôt ancien actif en emploi (48%). Il peut être aussi anciens chômeurs (40%). dans la plupart des cas, le salariat en portage représente l’activité principale (66%), mais il n’est pas rare que cela soit complété par une occupation complémentaire (34%) . Il travaillent en moyenne 28 heures par semaine, pour un revenu supérieur à 30 000€ net annuel, dans près un cas sur deux (47%).

 

Deuxième portrait esquissée par l’étude, celui de l’ autoentrepreneur. C’est plus fréquemment une femme, de 44 ans en moyenne et d’un niveau de diplôme plus modeste. Autre différence par rapport à la catégorie précédente: c’est souvent une personne précédemment inactive, hors retraités (19%). Trois fois sur quatre (75%), l’entrepreneuriat , source principale de revenus, génère un gain moyen de 15 000€ net par an.

 

Le travailleur indépendant peut avoir un troisième visage, celui du freelance. Ce profil est plus mixte. Homme ou femme, l’âge moyen est de 48 ans et avec un niveau de diplôme assez élevé. C’est très couramment un anciens actif occupé (64%). C’est celui qui se consacre le plus à son métier : dans 83 % des situations, c’est l’une activité. Il déclare empocher plus de 30000€ nets annuels et travailler 50 heures hebdomadaires.

 

Quel que soit son statut, le travailleur indépendant apprécie en premier lieu sa «liberté» (entre 44% et 52% de citations spontanée) et son autonomie (17% à 26%). Tous jugent leur expérience positive. Ils sont 80 % à 92 % à se déclarer satisfaits et sur trois quatre se montrent confiants dans l’avenir et asurent que si c’était à refaire, ils opteraient pour le même mode d’exercice.«L’indépendance recouvre également une dimension qui relève davantage de l’engagementpersonnel : les notions de défi , d’enrichissement personnel et de fierté sont également exprimées par chacune des catégories et ce statut apparait comme le statut idéal pour changer de vie professionnelle», indique l’étude.

 

Toutefois, la fondation Travailleur autrement souligne que les vertus de l’indépendance sont à nuancer. De nombreuses difficultés persistent: précarité et manque de protection sociale, difficultés de prospection, poids des des taxes et charges , solitude et stress sont durement ressentis.