l’État et les opérateurs publics s’activent pour l’emploi des jeunes et des personnes ayant un handicap

Le ministère du Travail a signé, concomitamment, le 10 février, deux accords relatifs à l’emploi des jeunes et des personnes handicapées. L’un lie l’État, Pôle emploi et Cap emploi, l’autre concerne l’État, Pôle emploi et les missions locales.

Le premier accord signé entre l’État, Pôle emploi et Cap emploi, favorise l’organisation des dispositifs en faveur de l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap. Son but est de renforcer la complémentarité des offres de services des deux opérateurs. 2 millions de personnes de 15 à 64 ans vivant en France métropolitaine ont déclaré avoir une reconnaissance administrative de leur handicap. Parmi elles, plus de 443 000 sont inscrites comme demandeurs d’emploi à fin septembre 2014 , en catégories A,B,C. L’accord, valable jusqu’en 2017 devrait favoriser leur insertion. Il s’agit du prolongement d’une démarche engagée par les partenaires depuis le début de la décennie.

Le deuxième texte, conclu entre l’État, Pôle emploi et les missions locales, vise à mieux coordonner localement les services proposés aux jeunes chômeurs. « Dans le cadre de la priorité donnée à la jeunesse par Président de la République, de nombreux dispositifs dédiés à l’emploi des jeunes ont été confiés aux missions locales (Emplois d’avenir, Garantie jeunes) en plus de ceux existants (le parrainage, la plateforme pour les décrocheurs, etc.). Parallèlement, Pôle emploi affectera en 2015, 700 conseillers dédiés spécifiquement aux jeunes. Cet accord propose donc une articulation entre les réseaux et une meilleure complémentarité des actions et des expertises », explique le ministre du Travail François Rebsamen.

Le taux de chômage des 15- 24 ans est estimé entre à 23,9 %, contre une moyenne européenne de 22.8 %. Parmi les débutants en galère, plus de 992 000 ne se trouvent ni en formation -initiale ou continue-, ni en emploi. Les statisticiens les surnomment les NEET. Ils sont près de 60 % au chômage au sens du BIT et 40 % sont inactifs. Une part d’entre eux est constituée de jeunes diplômés, ayant terminé leurs études, et se trouvant seulement temporairement éloignés du marché de l’emploi.