L’étonnante rotation des DRH à la Fnac

C’est par un communiqué laconique publié sur l’intranet que les salariés de la Fnac ont appris le 16 décembre que le DRH groupe, Philippe Canonne, recruté seulement en janvier dernier, s’en va  sur la pointe des pieds, officiellement « démissionnaire ». C’était pourtant l’un des neuf membres de la garde rapprochée du médiatique PDG, Alexandre Bompard.

 

 

Transfuge de Sephora où il a officié pendant dix ans, il était arrivé auréolé de nombreuses distinctions professionnelles : Prix Hudson, Prix de la Nuit de la formation, Trophée de l’entreprise citoyenne, Prix Acce Le monde, Prix Acce Le Figaro, Prix de la convivialité en entreprise, etc. Ancien avocat, ce faux bourru à la barbe fournie avait été DRH d’Unisys, de Crown Cork & Seal, et de la Redoute.

 

Les raisons de son départ précipité restent mystérieuses, même si l’intéressé répétait ces derniers temps à quelques proches qu’il a moins de grinta après 34 ans de carrière. Il n’y a aucune crise RH ni sociale à la Fnac. « L’agitateur culturel », passé par un PSE avant l’arrivée de Canonne, se porte plutôt mieux ces derniers temps. Il ouvre de nouveaux points de vente, multiplie les services (livraison, numérique, etc). Son patron n’hésite pas à réclamer des ouvertures dominicales.

 

Le poste de DRH à la Fnac semble être un fauteuil  éjectable. Le prédécesseur, Dominique Brard, venue de Nestlé, n’a fait qu’un petit tour de trois ans avant d’aller rejoindre  le groupe  Ipsen. Avant elle, Isabelle Saviane, ex-SVP Human Resources, a tenu le poste durant 2 ans et quatre mois. On attend de connaître le nom de l’audacieux remplaçant.