La lettre du 11 septembre 2014
Focus

Les agents de Pôle emploi de plus en plus exposés

A bout de nerfs, d’arguments ou ressources, les usagers de Pôle emploi sont de plus en plus nombreux à agresser physiquement les agents à leur service. Une tendance que déplore autant le DG, Jean Bassères, que les syndicats. Selon l’article 47 de la convention nationale de branche, l’établissement est « tenu de protéger ses collaborateurs contre les menaces, violences, voies de fait, injures, discriminations, diffamations ou outrages dont ils pourraient être victimes à raison de leurs fonctions ou de leur appartenance à Pôle emploi ». Mieux, le service public doit réparer, le cas échéant, le préjudice déterminé en justice.
Dans ce cadre, 115 dossiers de protection fonctionnelle ont été ouvert en 2013, contre 104 l’année précédente et 103 en 2013. Le phénomène va donc crescendo. Il se situe en bonne place parmi les risques professionnels identifiés, figurant dans le document unique de la structure. Loin de laisser faire, la direction a pris des mesures énergiques. D’abord en interne, via des formations à destination des managers de proximité et des responsables régionaux chargés de la sécurité. On y analyse les causes, les règles opérationnelles de prévention et la réglementation afférente.
Pôle emploi s’est aussi doté d’un plan spécifique. Budget global : 7,3M€ l’année dernière. S’y ajoutent des moyens humains conséquents : au moins un responsable securité des personnes et des biens par région et au total 46 agents (équivalents emps plein) pour les établissements régionaux. En outre, les correspondants locaux de sécurité sont désignés : ils sont 1174 au niveau du territoire. La direction et les CHSCT se livrent à une étude fine des différentes agressions. Les attaques verbales (70%) restent les plus fréquentes. Si elles n’entraînent pas de dommages corporels, elles peuvent s’avérer extrêmement traumatisantes. Suivent les agressions comportementales : harcèlement, chantage, tapage, destruction de matériels, obstrution des locaux représentent 12 % des dérives.

Au chapitre des incivilités, que Pôle emploi partage avec les agences bancaires, on recense ainsi le manque manifeste de politesse, la grossièreté envers les autres usagers ou personnels présents, etc. Enfin, l’agression physique, étape ultime caractérisée par des coups et blessures (10 % des incidents).
Au total, l’année dernière, les agences ont recensé 8442 cas, dont 460 qualifiés de « non déterminés » et qui cumulent plusieurs formes d’actes indignes. Et tout est prétexte : l’indemnisation, le courrier non reçu ou dont les termes ne conviennent pas au destinataire, la notification de radiation, etc. Tout cela n’est pas sans effet sur le taux d’absentéisme pour maladie au sein du service public de l’emploi. Il est en forte hausse depuis deux ans, dans presque tous les centres.

Entreprises

Dior attire les talents, mais ne les retient pas tous

Paré d’une image d’employeur qui fait rêver, le groupe de couture, joaillerie, cosmétiques et accessoires de mode peaufine sa politique de recrutement. En France, cela passe par le financement d’une chaire de marketing et luxe à l’Essec, l’attribution de bourses d’étude aux étudiants d’outre-mer, des partenariats avec Science Po et l’Institut français de la mode. Le process d’embauche est standardisé, via les « recruitment days » et un «code de conduite » interne auquel près de 200 responsables RH ont été formés. Résultat : plus de 240 000 candidatures par an au niveau mondial, pour 8 000 postes dont environ 600 en France. Mais le groupe de Bernard Arnaud affiche des résultats plus mesurés en matière de rétention. Dans l’Hexagone, près de deux recrues sur trois quittent l’entreprise avant d’y avoir passé dix ans. La volatilité s’avère plus forte aux États-Unis où les trois quarts des arrivants partent. à 9,5 % en France, le turnover frôle 21% pour l’ensemble du groupe, démissions et périodes d’essai non concluantes incluses. Les défections sont particulièrement intensives dans la distribution et la mode-maroquinerie.
Pourtant, ce n’est pas faute de flexibilité. Sur le territoire français, 35 % des effectifs sont en horaires variables ou aménagés et 10 % à temps partiel. La même proportion bénéficie d’un repos compensateur pour horaires alternés et les subsides pour heures supplémentaires ne sont pas rares. La mobilité interne (1500 opportunités par an) est censée apporter une motivation supplémentaire. Les possibilités de promotions font aussi partie des atours de Dior : bon an, mal an, 8 % des troupes en tirent profit chaque année.

Les raisons du turn-over endémique seraient à trouver du côté de la rémunération, conforme au marché, mais pas à la mesure du glamour que suggère le secteur. La moitié des collaborateurs français gagnent moins de 3000€ brut par mois. Même si les 22 500 salariés français se sont partagés, en 2013, 191M€ de participation et d’intéressement.

TDF va normaliser la qualité de vie au travail

Entamées le 17 juin, les négociations sur la qualité de vie au travail au sein de TDF (2200 salariés en France sur un total de 3500) devraient s’achever le 20 septembre. Lors de cet ultime round, la direction remettra à ses interlocuteurs syndicaux un projet d’accord ficelé qu’elle n’entend plus modifier. Le dossier s’est ouvert dans un contexte tendu : suicide d’un salarié, démission de la DRH, multiplication des sanctions individuelles, réduction d’effectifs, accroissement du nombre d’arrêts maladie hors accidents du travail. Même le système annuel d’évaluation (EAE) est considéré comme anxiogène par les syndicats. Le cabinet Syndex qu’ils ont sollicité pour faire un état des lieux note « une fatigue excessive d’une bonne partie des collaborateurs, due à l’astreinte et à l’isolement ».

Engagé dans une course à la performance, le staff du big boss, Olivier d’Huart, ne veut pas entendre parler de droit à la déconnexion, et encore moins de remise en cause de l’organisation du travail, source principale du mal-être, selon la CGT. En revanche, TDF promet des efforts en vue d’équilibrer vie professionnelle et vie privée. L’employeur sous-traitera au cabinet Réhalto l’écoute des salariés en difficulté et formera les managers à l’importance de la qualité de vie au travail. Il rappelle que le groupe dispose déjà d’un code de déontologie et d’un accord sur le télétravail depuis 2012.

Conseil : Obea avale Inergie pour se diversifier

Le patron du groupe de conseil RH Obea, Jérôme Miara, ajoute une corde à son arc. Déjà présent dans le conseil en transformation, dans la communication RH et le diagnostic emploi-formation avec 40 consultants (10M€ chiffre d’affaires), il met la main sur Inergie, spécialiste du conseil en management, communication et opinion interne, trois fois plus petit.

L’opération s’inscrit dans une tendance générale au rapprochement des cabinets du secteur. Anveol s’est jeté dans les bras d’Alixio en mai dernier et, plus récemment, Deloitte France a fait l’acquisition d’Axcess, spécialiste de la transformation RH. La fusion Obea- Inergie vise à créer une offre diversifiée sous la coupe d’Obea, acquéreur de 100% des parts. Mais le DG d’Inergie, Luc Vidal, reste aux commandes de l’activité qu’il dirigeait, avec le rang de directeur de pôle au sein de la nouvelle entité, forte de 60 collaborateurs pour un chiffre d’affaires estimé de 13 à 15M€ à l’horizon 2015. « les deux entreprises étaient bénéficiaires », assure Luc Vidal. Il ne s’agit donc pas d’un simple apport d’argent frais, mais de la construction d’une offre raisonnée. D’autre part, les deux nouveaux alliés sont complémentaires. Obea était surtout présent dans le secteur public tandis qu’Inergie compte principalement des entreprises privées dans sa clientèle (Auchan, L’Oréal, Air liquide, Air France, etc.).

Ce rapprochement est approuvé par tous les collaborateurs d’Inergie, qui détenaient collectivement 40 % des parts de la société. Pas question de prétendre à des parts d’Obea. Au mieux, ils empocheront une plus-value et sauvent leurs emplois, puisqu’ils sont tous repris. Ils vont devoir s’adapter à un style conventionnel. Chez Inergie, on se plaisait à dire que l’on travaille « avec de l’humour et de la saveur. toujours sérieusement, mais sans nous prendre au sérieux ».

Informatique BPCE : François Pérol calme le jeu

Le PDG de BPCE, François Pérol, rencontre deux fois par an les représentants du personnel du groupe. Ceux-ci l’attendaient de pied ferme, lors de la dernière séance, assoiffés de précision sur la création au premier trimestre 2015 d’une nouvelle filiale informatique au statut de société anonyme qui mutualiserait l’ensemble des moyens pour réduire les coûts. Sur les 900M€ d’économies visées par le projet stratégique 2014-2017 du PDG, les coûts informatiques, qui représentent un budget annuel de 400M€, concourraient à hauteur de 70M€ par an. Notamment par le regroupement des 1 200 informaticiens relevant de cette fonction, actuellement disséminés entre plusieurs GIE propres aux réseaux IT-CE (Caisse d’épargne), IBP (Banque populaire) et le système d’information de la maison mère et de Natixis.
La future structure, déjà baptisée BPCE IT (pour infogérance et technologies), pourrait s’accompagner de mobilités forcées, voire d’une réduction des effectifs, pensent les syndicats, déçus de ne pas avoir été davantage consultés en amont, le projet ayant été discrètement mené par des groupes de travail techniques. Ils ont demandé à leur patron des engagements fermes en la matière. « ce projet n’est pas destiné à supprimer des emplois » , a-t-il promis, ajoutant que toutes les implantations seront maintenues. Les mutations vers BPCE IT relèveront exclusivement du volontariat. Surtout, un accord de méthode sera prochainement négocié pour une « coconstruction du futur statut social » du personnel concerné.

Spatial : alliance séduisante, mais risque social

Désignés par les comités d’entreprise d’Herakles, Airbus et Safran, les consultants du cabinet Secafi travaillent d’arrache-pied. Ils doivent rendre début octobre un rapport sur le projet de joint-venture des trois entreprises dans le secteur des lanceurs spatiaux. Les représentants du personnel ont jusqu’au 17 octobre pour rendre leur avis. La nouvelle entité prendra son envol fin novembre, dernier délai.
Sur le plan du business, l’initiative, confidentiellement préparée depuis deux ans et saluée en son temps par Arnaud Montebourg, alors ministre de tutelle, est séduisante. Les alliés détiendront à parité une nouvelle structure chargée du lancement des futurs programmes Ariane 5 ME et Ariane 6.

Chacun apportera le best of de sa technologie : savoir faire de lanceur du côté d’Airbus, systèmes de propulsion pour Safran et Herakles. Les directions se veulent rassurantes : « les équipes se connaissent bien, elles collaborent ponctuellement depuis une dizaine d’années. » Dans les faits, la future entité comprendra deux tiers de transfuges d’Airbus pour seulement un tiers d’ex- Safran et Herakles. Et la société commune sera basée aux Mureaux (78), chez Airbus. Ce qui fait craindre un déséquilibre quant à l’organigramme. Autres inconnues : les choix technologiques, non encore arrêtés. Le calibrage des effectifs reste en suspens, alors que lutte pour les places de direction est déjà engagée. Les syndicats s’interrogent sur d’éventuels doublons dans les fonctions support et sur le devenir de certaines sociétés partenaires françaises et européennes intimement attachées et de longue date à Safran. Enfin, la CFE-CGC invoque des risques psychosociaux, compte tenu des délais courts, des incertitudes et du manque d’informations claires venant des directions générales respectives. La discussion n’est pas close, les partenaires se retrouveront à plusieurs reprises d’ici à octobre.

Carrefour : une nouvelle prévoyance groupe

Les 110 000 salariés de Carrefour France reçoivent ces jours-ci à leur domicile des kits d’information détaillant les nouvelles garanties auxquelles leur donne accès le nouvel accord de prévoyance qui entrait en vigueur au 1er juillet. Négocié en sept séances étalées entre mars et juin et signé par la CFDT, la CGC et FO (80 % des voix), il harmonise pour la première fois les différents dispositifs qui se côtoient au sein du groupe.

Les employés des hypermarchés, supermarchés, entités logistique et siège sont désormais logés à la même enseigne. Carrefour France a trouvé le moyen de réduire le coût de la prévoyance, de contenir le montant des cotisations pour les salariés tout en optimisant la prise en charge, poussant la CGT non signataire à « adhérer ».
Pour tenir compte des salaires modestes (étudiants, temps partiels, ménages monoparentaux), les cotisations sont plafonnées à 6,5 % du revenu et les couples en poste dans le groupe ne règleront qu’une contribution unique. « la mutualisation permet un certain nombre d’améliorations comme l’alignement des frais d’obsèques des employés sur ceux des cadres », insiste Carrefour. Financièrement, les deux parties y gagnent. Sur un an, la cotisation salarié reste quasi stable : 755,5 € contre 746 précédemment. L’employeur économisera 65 à 66 € par contrat.

Institutions

La MGEN court après l’égalité professionnelle

Le président de la Mutuelle générale de l’Éducation nationale (MGEN), Thierry Baudet, rêve de formule magique pour résoudre de façon équitable la question de l’égalité professionnelle. Elle se pose de manière spécifique au sein de l’unité économique et sociale qu’il pilote.

Forte de 9 545 salariés, elle connaît un déséquilibre marqué entre les deux genres, dans le sens inverse de celui habituellement constaté. Le personnel est à 79 % féminin et la tendance s’accentue. Certaines filières, comme la psychologie, sont quasi exclusivement composées de femmes. En revanche, les quatre cinquièmes de cette catégorie de personnel se concentrent au bas et au milieu de l’échelle, avec les titres d’employées et de techniciennes. Dès que l’on entre dans la sphère de l’encadrement, les executive women se font plus rares : à peine une sur trois y entre. C’est d’autant plus paradoxal que les femmes restent plus fidèles à l’entreprise, quelle que soit la catégorie, et y effectuent des carrières plus longues, ce qui devrait les amener à prendre du galon.
Maigre consolation, elles gagnent autant que les hommes dans les catégories employés et techniciens. La situation est tout autre parmi les managers : l’écart en défaveur des femmes atteignait 21% en 2013 pour certaines fonctions, après un record de 32 % en 2011. « l’égalité entre les personnes, à commencer par l’égalité femmes-hommes, a toujours été un engagement majeur pour la Mgen », se flatte Therry Baudet qui dit sensibiliser les managers aux stéréotypes sexistes. Le groupe mutualiste met en aussi en avant l’accord conclu depuis 2012 concernant le dispositif Cesu. « il marque une politique sociale permettant aux salariés de mieux concilier leurs vies professionnelles et familiales », précise l’entreprise.

Baptême du feu pour le ministre du Travail

Aux prises avec les mauvais chiffres du chômage et en pleins préparatifs des négociations sensibles entre partenaires sociaux sur le pacte de responsabilité, le ministre du Travail, François Rebsamen, va vivre le premier remous social interne depuis sa nomination au gouvernement. La CGT, mais aussi FO, la FSU et SUD lui promettent une rentrée agitée. Ils appellent les agents à un mouvement de grève le 23 septembre prochain, déclaré journée « ministère mort », allusion au « ministère fort » proclamé en son temps par Michel Sapin. L’actuel ministre de tutelle devra régler une situation héritée de son prédécesseur, relative à la réforme de l’inspection du travail. Selon la CGT, le nombre d’agents de contrôle va baisser de 9% d’ici à la fin de l’année, soit 200 postes en moins au niveau national.
Inégalement répartie, la baisse ira de 20% en Meurthe-et-Moselle à 12,50% dans les Yvelines. L’intersyndicale croit savoir que « la suite est déjà écrite par le gouvernement. celui-ci prévoit la suppression de 150 postes supplémentaires au ministère sur la période 2015-2017 ». Cela se traduirait, selon les représentants des fonctionnaires, par une insoutenable surcharge de travail.

En juin dernier, la CGT, la FSU et SUD ont introduit un recours en Conseil d’État contre le décret du 20 mars 2014 modifiant l’organisation de l’inspection du travail, aussi bien sur la forme que sur le fond. L’action de terrain prolonge l’initiative judiciaire qui suit son cours

Europe

Belgique : la Sécurité sociale au bord du gouffre

Le déficit de la Sécurité sociale atteindra cette année le niveau record de 5,5Mds€, contre 2,3Mds€ en 2010. La tendance devrait se poursuivre, pronostique la Fédération des entreprises de Belgique (FEB). Le gouvernement, qui s’est engagé à équilibrer systématiquement les comptes, puise pour ce faire dans les recettes fiscales.
La méthode atteint ses limites, compte tenu de la hausse ininterrompue de certaines dépenses, comme celles liées à l’invalidité, aux pensions ou aux soins de santé. Les contributions augmentent, au profit de l’amélioration de la situation de l’emploi, mais pas assez pour couvrir le déficit. à plus long terme, compte tenu du vieillissement de la population, tous régimes sociaux confondus (salariés, fonctionnaires et indépendants), les dépenses sociales pourraient représenter 32,2% du PIB, dans l’hypothèse la plus optimiste.

Dans ce contexte, les employeurs demandent une inflexion de la stratégie gouvernementale. D’autant plus que certaines dépenses ont été récemment transférées aux collectivités territoriales. à la place de la rustine fiscale, ils prônent d’abord une incorporation des réserves (1,3Md€) dans les comptes courants de la Sécu. Ils proposent aussi un allongement de la durée de cotisation, ainsi qu’une incitation à la reprise rapide du travail à l’issue des périodes d’incapacité. La FEB prévient : faute de mesures structurelles fortes, le déficit ira en s’accroissant et le budget de l’État ne pourra y pallier de façon durable. Les pensions, qui représentent actuellement une charge financière de 21,6Mds€, atteindront 25,6M€ en 2019 si rien n’est fait, précise Bernadette Adnet du Centre de compétence emploi et Sécurité sociale.
Cette croissance serait le fait de l’augmentation des effectifs concernés : 260 000 sur la période. Les dépenses de maladie et d’invalidité feraient aussi un bond de 4,6 %, ces prestations devant bénéficier à 102 300 personnes supplémentaires.

Allemagne : une loi sur les risques psychosociaux

La ministre du Travail, Andréa Nahles, vient de confier à l’Institut fédéral de la santé et de la sécurité au travail (BAuA) une mission exploratoire pouvant mener à une loi sur la prévention des risques psychosociaux. Le gouvernement, qui a dévoilé ses intentions le 1er septembre dernier, a insisté sur les liens entre l’usage des e-mails, smartphones pour transmettre des instructions à toute heure et l’accroissement des pathologies mentales parmi les salariés. 66 441 travailleurs touchent une pension d’invalidité liée à une cause de ce genre.

Précédemment, le ministre du Travail de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Guntram Schneider, avait préconisé une législation nationale interdisant à tous les employeurs de contacter leurs collaborateurs pour des raisons professionnelles, par quelque moyen que ce soit, au-delà d’une certaine heure. BAuA devrait rendre sa copie d’ici au premier trimestre 2015. Cet institut étatique présidée par la psychologue Isabel Rothe est basé à Dortmund mais a des ramifications à Dresde et Berlin. Il a déjà publié moult études sur les risques psychosociaux liés aux restructurations, aux styles de management, au contexte de crise, etc. Andre Nahles, tout comme le syndicat Ver.di, reconnaissent qu’il sera difficile d’imposer une loi contraignante aux entreprises. On s’oriente vers un texte obligeant les entreprises à instituer un code de bonne conduite.

Document

La prévention des risques psychosociaux, un marché encore mal encadré par la loi

Leur seule intervention, à l’initiative de l’employeur ou à la demande des représentants du personnel, suffit souvent à faire tomber la tension. Pourtant, les méthodologies et les démarches appliquées par les consultants en risques psychosociaux restent mal connues. Leur mission elle-même est imparfaitement définie par la loi, constatent Tarik Chakor et Christophe Massot, chercheurs au CNRS.

Le débat sur les interventions d’experts en risques psychosociaux se focalise sur deux sujets. Primo, l’opportunité de leur intervention, sujet d’interminables marchandages entre syndicats et directions d’entreprise. secundo, le coût de leur prestation.
Parmi les cabinets dûment agréés par le ministère du Travail sur l’ensemble du territoire, nombreux sont ceux qui font face à une obstruction plus ou moins habile de l’employeur n’accédant que tardivement aux informations les plus pertinentes, ce qui n’est pas sans effet sur la qualité du rapport rendu. Plusieurs patrons de cabinet nous ont confirmé avoir le plus grand mal à obtenir le règlement d’expertises rendues en temps et en heure.

Les directions (et parfois des représentants du personnel) en contestent l’orientation ou, pire, le sérieux. Chercheurs associés au Lest du CNRS, Tarik Chakor et Christophe Massot en déduisent, dans une étude consacrée au sujet, que « les démarches d’intervention des consultants portant spécifiquement sur les risques psychosociaux, qu’elles soient à l’initiative des directions d’entreprise ou des syndicats, ne sont pas encadrées par la loi. la commande et la prescription se construisent directement avec le client ». Seules les expertises réclamées par les CHSCT sont réglementées. La loi stipule que le CHSCT peut faire appel à un expert agréé sans condition d’effectif en cas de risque grave constaté dans l’établissement ou de projet important modifiant les conditions d’hygiène et de sécurité ou les conditions de travail.

« Les intervenants externes en risques psychosociaux s’inscrivent dans un cadre peu prescriptif. Ni le droit, ni les modèles de santé ne disent ce que ces acteurs doivent faire. D’où la mise en place d’un jeu subtil autour de l’imputation et de la responsabilité des risques »

Les coûts à la charge de l’employeur

Et les transformations concernées sont précises : elles doivent être importantes et concerner des modifications apportées aux postes de travail découlant de la modification de l’outillage.

Il est aussi spécifié que l’expertise recouvre deux domaines. D’une part, la santé et la sécurité au travail (analyse des aspects essentiellement en termes de pénibilité et de nuisances hygiène, sécurité, prévention des risques professionnels). D’autre part, l’exercice peut concerner l’organisation du travail et de la production (contenu et durée des vacations, cadences, conditions d’utilisation des équipements, coordination). Tout cela ne doit pas dépasser 45 jours.
Durant cette période, « l’employeur ne peut s’opposer à l’entrée de l’expert dans l’entreprise et doit lui communiquer les informations nécessaires à l’exercice de sa mission ».
En outre, il doit supporter le coût de la prestation. En outre, s’il conteste le principe même de l’expertise, il s’expose à une procédure onéreuse devant le TGI. La réalité est bien plus nuancée. « la loi ne dit pas ce que doit comporter une expertise », même livrée par un expert dûment agréé. « il n’y a pas de prescrit, ni de référentiels. Rien ne nous dit explicitement ce qu’on doit faire », a confessé un expert en vue aux scientifiques du CNRS. Par ailleurs, les recommandations du prestataire extérieur, quelles qu’elles soient, ne constituent en rien une obligation pour l’employeur.

Alors ministre du Travail, Xavier Darcos, avait bien essayé, en 2011, d’organiser la profession, s’appuyant sur l’embryonnaire Fédération des intervenants en risques psychosociaux (Firps). Les inconciliables débats qui ont entouré la naissance de l’instance, avant de la faire voler en éclats quelques mois plus tard, en disent long sur la difficulté de réunir autour d’un dénominateur commun, si petit soit-il, à commencer par un code de déontologie.
Forte aujourd’hui d’une quinzaine de membres, la fédération tente d’exister. Elle est chapeautée par un prestigieux conseil d’administration au sein duquel siègent François Cochet (président), Bénédicte Haubold, Patrick Legeron, Laurence Saunder, Romain Cristofini et Jean-Marie Gobbi, tous experts incontestables. Le comité scientifique prévu par la fédération tarde à se former. La Firps ne prend plus d’initiative significative depuis des lustres et, surtout, les autres structures de la profession ne se sentent plus concernées.

Tension entre deux conceptions

Le fond du problème, Tarik Chador et Christophe Massot le résument en quelques phrases chocs : « les risques psychosociaux sont placés dans une tension entre une approche restrictive individualisante et une approche élargie organisationnelle ». Soit les RPS sont appréhendés comme un mal individuel qu’il faut soigner en augmentant la résistance du travailleur, en le formant ou en le récompensant s’il manque de reconnaissance. Soit les RPS peuvent être perçus comme un dysfonctionnement de l’organisation. Manifestement, le second cas de figure passe très rarement auprès des employeurs.

Confidences

RETRAITE

Les conditions d’intégration du régime de retraite des salariés d’EDF et de GDF au sein de la Cnav, précédemment critiquées par la Cour des comptes, ressurgissent au Sénat. Alain Dufaut, élu du Vaucluse, regrette qu’une erreur de calcul ait conduit à un manque à gagner de 9Mds€ au détriment du régime général, que la taxe instituée sur la consommation électrique est loin de compenser. Il réclame un alignement pur et simple du régime des électriciens et gaziers sur le droit commun. Pour « plus de lisibilité et d’équité », dit-il.

FORMATION

HEC, Mega Learning et le groupe de conseil RH Julhiet dévoileront le 16 septembre, « le premier business game qui place le capital humain au coeur de la performance de l’entreprise ».
Très attendu, il met en scène des équipes aux commandes d’entreprise de 2 720 salariés, produisant et commercialisant quatre gammes de produits dans un environnement très concurrentiel. Le défi : placer les bonnes personnes aux bons endroits, proposer des formations à ceux qui en ont besoin, ajuster les rémunérations, quitte à se séparer des boulets.

RALENTI

Coup de frein en vue, à l’usine PSA de Sochaux, pour cause de mévente des modèles 3008 et 5008. À partir du 3 novembre, la cadence de production tombera à 489 véhicules par jour, au lieu de 640 actuellement. Résultat : 300 intérimaires sur 1 100 ne verront pas leurs contrats renouvelés avant début 2015, au mieux. Aux syndicats qui invoquent la piste d’une compensation de la baisse de régime par la montée en puissance des 308, la direction oppose un niet catégorique.

LOGEMENT

L’État employeur va assouplir, à partir de ce mois de septembre, les conditions d’aide au logement de ses nouvelles recrues. Ils auront six mois et non plus quatre pour solliciter un subside variant entre 500 et 900 € selon la région d’affectation.

Acteurs

FRANCK NARO

Directeur de l’usine Renault de Douai, il planchera le 3 octobre prochain devant un auditoire trié sur le volet par l’École de Paris du management sur le thème de « produire en France, le retour ». Il s’appuiera sur l’exemple de son site qui produit des Scenic et des Mégane, en faisant voler en éclats quelques poncifs. La fiscalité, le coût du travail et la rigidité du système français ne sont pas rédhibitoires, prouvera-t-il. À condition de savoir tirer le meilleur parti de l’écosystème local.

JEAN-HERVÉ LORENZI

Le président de la chaire TDTE (transitions démographiques, transitions économiques) estime que « les politiques doivent être jugées l’aune de l’efficacité intergénérationnelle ». Son argument : la France entre dans une nouvelle phase de la transition démographique qui est caractérisée par un nouvel équilibre entre jeunes actifs et séniors avec 30% de moins de 25 ans, 40% d’individus en âge de travailler et 30% de plus de 30 ans à l’horizon 2030. Il suggère la suppression de 30Mds€ de cotisations familiales compensés soit par 2,7 points de TVA, soit par 1,9 point de CSG.

THIERRY ROCHEFORT

Professeur associé à l’IAE de Lyon et responsable du diplôme d’université (DU) management de la qualité de vie au travail et santé, il sera la guest star de la matinale que réunira l’ANDRH, le 2 octobre prochain, en collaboration avec l’Anact et le cabinet Psya, afin de tirer un premier bilan des actions développées par la commission ad hoc créée par les DRH. Une rampe de lancement pour ce cursus de l’IAE devant démarrer en janvier 2015.

NOËL PRIOUX

Le directeur exécutif de Carrefour France concourt au palmarès de la prime de partage de profit la plus insignifiante de l’année. Il laisse le choix aux employés de l’enseigne : soit empocher la royale somme de 40 € en numéraire, soit bénéficier d’un bon d’achat de 100 € à dépenser obligatoirement dans le réseau. Et encore, une ancienneté de trois mois est nécessaire pour profiter de cette somme. Preuve qu’il n’y a pas de petit profit, les bénéficiaires se sont prononcés à 83% pour cet avantage.

KENNY BERTONAZZI

Le président du Conseil national de l’insertion par l’économie réunit ses troupes, les 3 et 4 novembre à Montpellier, pour s’interroger sur l’avenir d’un dispositif qui s’essouffle, faute de soutien public.

Coulisses

DÉLESTAGE

Faute de volontaires en nombre suffisant pour boucler son plan de départs volontaires en cours, l’assureur Aviva pousserait certains employés vers la sortie, au motif d’insuffisance professionnelle. Les intéressés ont tout loisir de se tourner vers les prud’hommes, l’entreprise est prête à payer une indemnisation qui lui reviendrait souvent moins cher.
L’Unsa, qui a découvert le pot aux roses sans être démentie par la direction, met en garde les intéressés.

MOUVEMENTS

Les réorganisations au sein de Société générale ont un effet secondaire inattendu : elles stimulent la propension des salariés à changer de postes. D’autant qu’une entité dédiée à leur accompagnement, baptisée Campus Métiers Mobilité, a été créée en février 2013, offrant une meilleure visibilité sur les opportunités internes.

Rien qu’en France, 2 600 mouvements internes ont déjà été enregistrés. Et plus de la moitié des transfuges atterrissent dans une direction différente de celle d’origine.

ASSISTANCE

La Fédération nationale des travaux publics (FNTP) organise son propre système de sauvegarde des entreprises en difficulté. Elle crée un numéro vert gratuit à la disposition de ses adhérents. « Que ce soit en matière juridique ou sociale, des dispositifs existent que vous pouvez ou devez mettre en œuvre », rappelle l’organisation à ses adhérents.
Selon sa dernière note de conjoncture, « les travaux réalisés en juillet sont inférieurs de 4,9% à ceux du même mois l’année précédente. La commande publique est en forte chute ».

ENQUÊTE

Épaulé par l’institut Ipsos, Pôle emploi enquête auprès des nouveaux inscrits. Le service public veut savoir si la qualité de l’accueil et de l’orientation sont à la hauteur de l’ambition affichée dans le plan stratégique de la direction. Les questions portent notamment sur la précision des informations, les explications relatives au suivi en ligne ainsi qu’aux conditions d’indemnisation auxquelles le chômeur a droit. Le questionnaire est certifié anonyme.

ENGAGEMENT

Dans le cadre de discussions avec les représentants des salariés du secteur, la Fédération de la plasturgie et des composites s’engage à accroitre de 30% le nombre d’apprentis enrôlés dans la profession dès cette rentrée. Sachant que le nombre d’alternants avait déjà augmenté de 10% en 2013, alors qu’il avait reculé au niveau national (– 8%).

RECONFIGURATION

Le nouveau siège de Carrefour à Massy (91) accueillera 4 560 postes de travail. Le groupe de distribution comptera encore cinq sites en région parisienne, au lieu de 16 il y a cinq ans. La direction ne veut pas dévoiler le montant des économies ainsi générées. 70% des cadres étant astreints à une clause de mobilité, les déménagements se déroulent sans accroc.
Un accord avait été signé en avril dernier entre la direction, la CFDT, FO, et la CGC afin de préciser les conditions et conséquences sociales de ce déménagement.

SYNDICALISME

Une étude de la direction générale du Trésor préconise de confier aux syndicats un rôle accru dans l’orientation, le conseil et la formation des salariés. En particulier en lien avec la sécurisation de l’emploi. Ce genre de service serait de nature à raffermir leur crédibilité et à leur attirer des adhésions. D’une façon plus générale, le syndicalisme de service pourrait être encouragé. Cette piste n’est pas éloignée de celle timidement suivie par la CFDT, FO, l’Unsa et la CFTC.

CONDITIONS DE TRAVAIL

Afin d’inciter les entreprises de moins de 200 salariés à améliorer les conditions de travail sur leurs chantiers, la FNTP a signé une nouvelle convention avec la Caisse nationale d’assurance maladie pour la période 2014-2019. Elle permet à des employeurs de bénéficier, sous certaines conditions, d’aides financières versées par les Carsat pour améliorer l’hygiène et les conditions d’exercice sur les chantiers, réduire les risques chimiques (dont l’amiante) et prévenir les accidents de route. Ce dispositif s’ajoute aux coups de pouce dont dispose l’OPBTP, et réservés aux sociétés de moins de 150 personnes.

PROMOTION

Les Français de l’étranger ne devraient pas être écartés du dispositif de VAE ni voir leurs conditions d’accès se complexifier. C’est le message que le député socialiste Christophe Premat (Français de l’étranger) fait passer au ministre du Travail. Selon lui, « peu d’éléments sont disponibles pour nos concitoyens vivant ou ayant effectué une bonne partie de leur carrière hors de l’Hexagone”. Il demande la constitution de jurys de validation adaptés à ces situation particulières, mais de plus en plus nombreuses. Entre 2002 et 2012, plus de 230 000 personnes ont décroché une qualification officielle grâce à la VAE. Les Français de l’étranger n’en représente qu’une infime minorité.

CCI

Sur le dossier des chambres consulaires, Bercy reste inflexible. Les syndicats CFDT et Unsa, reçus le 2 septembre dernier par la directrice de cabinet de la ministre de tutelle, Carole Delga, ont pu mesurer sa détermination. Le coup de rabot sur les ressources des chambres de commerce est définitivement acté. En revanche, le gouvernement se dit attentif au devenir des emplois, à la compétence des agents.
Le gel des salaires depuis cinq ans et la crainte d’une mobilité à tout crin n’ont pas plus ému les hauts fonctionnaires du ministère.

BREAK

Accenture n’entend plus provisionner indéfiniment dans ses comptes les congés payés non consommés. Cette année, 342 salariés se sont vus dépossédés purement et simplement de plus de 1 000 jours de repos excédentaires à la fin de la période légale. La direction des ressources humaines est formelle : plusieurs rappels ayant eu lieu, les retardataires n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes.

La CCG n’a pas la même analyse, faisant remarquer que les dossiers urgents s’empilent dans tous les services. Sa préconisation pour les exercices futurs : l’étalement des prises de congés sur une période de 15 mois au lieu de 12.

FAMILY BUSINESS

L’Edhec lance, cette rentrée, le premier MBA d’Europe exclusivement dédié aux entreprises familiales. Baptisée Gemba, l’initiative intéresse différentes organisations impliquées dans le suivi et l’accompagnement de sociétés de cette catégorie : Parmi elles, figurent Campen FB, Family Firm Institute, BIC, l’Institut luxembourgeois des administrateurs ou encore Hay Group. Elles s’associent pour proposer des bourses d’études d’une valeur de 10 000 à 15 000 €. Il est vrai que le ticket d’entrée est élevé : 60 000 € pour 12 semaines de training.
La formation s’adresse à des « futurs leaders » ayant dix ans d’expérience, dont quatre incluant du management.

FORMATION

Épaulées par Opcalia, les industries du verre travaillent avec cet organisme sur la création de certificats de qualification professionnelle interbranche (CQPI) qui concerneraient les métiers de conducteur d’équipement industriel, d’animateur d’équipe, de technicien de maintenance industrielle, de technicien de la qualité et d’agent logistique. Les premiers CQPI seront disponibles vers la fin de l’année. Le secteur regroupe les acteurs du verre plat et creux, de la laine et fil de verre, du verre technique. Soit 18 500 salariés.

Eurobrèves

UK

Trois salariés sur quatre se disent contraints d’effectuer régulièrement des heures de travail au-delà de la limite prescrite par leur contrat de travail. Dans certains cas, c’est le seul moyen de rattraper le temps passé dans d’innombrables réunions. D’autres expliquent qu’ils ont une meilleure productivité avant et après les horaires habituels, en n’étant pas interrompus sans cesse.
Enfin, une partie des travailleurs interrogés dans le cadre du Morgan McKinley Working Hours Survey avouent faire du zèle.

PAYS-BAS

Selon une étude de l’Observatoire européen des conditions de travail, le double emploi se répand. Il concerne 8,5% de la population active, contre 3,5% en moyenne au sein de l’UE. Il y a quelques années, le cumul était l’apanage de travailleurs sous-qualifiés. La situation change. Un nombre croissant de personnes à temps partiel prennent un second job. Les moins de 26 ans majoritairement, mais aussi les universitaires, les intérimaires et les seniors figurent parmi les adeptes de ce style de vie professionnelle. Leurs motivations sont variées : arrondir les fins de mois, diversifier son expérience, rencontrer des personnes différentes, ou assurer son développement personnel.
Loin d’user les intéressés, le temps partagé les stimule. Ils apprennent mieux à maîtriser leur temps, prennent du recul par rapport aux problèmes.

IRLANDE

Le patronat retrouve le sourire, à la lecture de la dernière note de conjoncture publiée par ses propres services économiques. On y apprend notamment que l’emploi est de retour : 65 000 jobs supplémentaires ont été créés en deux ans, principalement au profit des 35-54 ans, au pouvoir d’achat supérieur. Si le regain a principalement profité à la capitale Dublin (29 000 postes de plus qu’en 2012), plusieurs autres régions, comme le Midland, l’Est et l’Ouest bénéficient également du dynamisme retrouvé.

UE

La Commission propose une aide du Fonds d’ajustement à la mondialisation d’un montant de 912 000 € en faveur d’anciens sidérurgistes belges. La plupart des personnes concernées ont été licenciées par la société Carsid dans la région de Charleroi (Wallonie). L’Union européenne ne finance que la moitié de l’enveloppe nécessaire au repositionnement des travailleurs remerciés, le coût global étant évaluée à 1,8M€. Toutefois, le dossier doit encore passer par le Parlement et le Conseil des ministres.

Décideurs

DIDIER BORDET est nommé directeur du pôle ressources humaines et formation, et directeur des ressources humaines et des relations sociales du CEA. Entré dans le groupe en 1981, il y a occupé les postes de chef de groupe de sous-traitance industrielle, et plusieurs postes d’ingénieur avant de rejoindre Arthur Andersen puis de revenir au CEA. Il était dernièrement, directeur du centre CEA de Grenoble.

ANNE CARRON prendra la direction des ressources humaines du groupe Carrefour à compter du 1er octobre. Elle était précédemment directrice juridique international & fusions-acquisitions. Ex-avocate spécialisée en fusions-acquisitions chez Linklaters, elle avait rejoint Carrefour en 2007.

SABINE HAMAN devient DRH de Snecma. Elle était, depuis 2012, en charge de la direction des cadres supérieurs de Safran. Précédemment, elle occupé des postes de recrutement, d’adjointe du chef du service personnel, de responsable de la formation et de responsable juridique sectoriel au sein d’Aerospatiale, avant de prendre en main le développement des talents d’EADS, puis la DRH des programmes d’Airbus.

CLAIRE KHECHA est nommée DG adjointe d’Opcalia. Entrée dans l’organisme en 2007, elle était depuis 2012 directrice déléguée au développement.

VINCENT LAYER prend la DRH du groupe d’édition Reworld Media connu pour ses publications Télé Magazine, Gourmand, Vie pratique Santé, etc. Il était auparavant directeur des affaires sociales de Téléperformance France, après être passé à La Tribune comme DRH.

PASCAL MAURY est promu DG adjoint de BNP Paribas Real Estate, en charge des ressources humaines et de la communication. Il a été DRH France de 2007 à 2010, avant d’être chargé de la coordination internationale et du pilotage de l’ensemble des fonctions RH.

YVES MÉGRET rejoint le cabinet Valtus (management de transition) en qualité de directeur associé. Auparavant, il occupait le poste de DRH chez France Boisssons (Heineken France) depuis 2011. Après un début chez Bouygues, il a exercé des responsabilités RH chez Darty et Fedex Europe.

NATHALIE MOTTEZ devient DRH du groupe Lucibel, spécialiste de l’éclairage et entre à ce titre au comité exécutif. Elle a notamment occupé le poste de DRH de Gaselys et de la filiale B to B France du groupe GDF Suez.

OLIVIER TRICON est le nouveau président de la CGPME de Bourgogne, en remplacement de PATRICE TAPIE.

Agenda

« LA RÉFORME DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE CONTINUE »

Matinée d’information et d’échanges proposée par l’Institut du travail de l’université de Strasbourg et la Direccte Alsace. Objectif : apporter un éclairage sur les changements en se focalisant sur le compte personnel de formation, les modalités de financement et la professionnalisation. Intervention de partenaires sociaux et de DRH

Le 19 septembre, à Strasbourg.
hakim.effattah@unistra.fr

« PÉNIBILITÉ AU TRAVAIL, PRINCIPES ET PRÉVENTION »

Colloque organisé par le Centre de gestion de la Fonction publique, la Carsat et le groupe Sofaxis. L’allongement des carrières, la diversité et les conditions d’exercice des métiers de la Fonction publique territoriale font de la pénibilité un métier d’actualité. Les maladies professionnelles reconnues parmi les agents des collectivités ont été multipliées par trois entre 2003 et 2011. Au programme : cadre réglementaire, approche médicale, prévention, témoignages et retours d’expériences.

Le 25 septembre, à Carcassonne.
colloque.penibilité@cdg11.fr