La lettre du 28 août 2014
Focus

Rentrée à haut risque dans la Fonction publique

C’est une rentrée à haut risque qu’effectue la ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, Marylise Lebranchu. Elle entamera avec les syndicats de fonctionnaires, dès ce mois-ci, une négociation sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations (PPCR). Il s’agit de tractations au long cours, semées d’embûches, qui dureront jusqu’en juin 2015, au moins, probablement jusqu’à la mi-juillet. Et cela dans un contexte électoral propice à la surenchère entre organisations de salariés, sur fond de réforme territoriale.

Afin de déminer le terrain, la ministre propose de découper le cycle en phases, dont la première courrait de septembre jusqu’à mi-novembre. Les échanges s’interrompraient alors pour permettre aux différentes fédérations de « se consacrer pleinement au scrutin, de recomposer leurs délégations en fonction de leurs résultats, en tenant compte du calendrier des vacances scolaires ». Réformer un dispositif actuel figé depuis trente ans ne sera pas chose aisée, et les thèmes retenus sont nombreux: la gestion des emplois, l’architecture statutaire, les règles de gestion des agents et les grilles de rémunération seront passées au crible.
Les agents attendent beaucoup de cette méga concertation. «Qu’il s’agisse de conditions de travail ou de pouvoir d’achat, il y a urgence. Urgence à consacrer le droit d’expression des agents sur l’organisation de leur travail, à mieux reconnaître leurs compétences et leurs qualifications, à rendre plus attractifs les parcours professionnels, à leur assurer une protection sociale», énumère Brigitte Jumel, secrétaire générale de la CFDT Fonction publique. L’Unsa, de son côté, affirme qu’elle « appréciera les sujets au cas par cas » et note que « l’absence d’un rendez-vous spécifiquement consacré aux salaires dans le calendrier est un mauvais signal ». FO a déjà présenté une première addition incluant « l’augmentation immédiate de la valeur du point d’indice de 8%, le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat depuis 2000, l’augmentation immédiate de 50 points d’indice, un démarrage de la grille indiciaire à 120% du smic, une grille indiciaire ambitieuse et cohérente pour l’ensemble des catégories ». à cela, la CGT ajoute qu’il est inacceptable que 52% des cadres de la Fonction publique voient leur évolution professionnelle stagner depuis cinq ans (selon un sondage de l’organisation).
Marylise Lebranchu invite à la patience : « La mise en oeuvre de la réforme, si nous parvenons à un accord, sera longue, notamment en ce qui concerne les statuts et la rémunération. Cela pourrait prendre cinq ans, sept ans, et même dix ans. » Elle prend tout de même soin d’indiquer qu’elle dispose d’une « enveloppe pour le budget triennal 2015- 2017 et de garanties pour les périodes suivantes ».

Entreprises

LCL accélère son plan à moyen terme 2018

Après les protestations, l’heure au réalisme dans les rangs des syndicats auxquels la direction de la banque a transmis en plein été une nouvelle version de l’accord social devant accompagner le plan à moyen terme, alias PMT. Celui-ci fixe le fonctionnement de l’établissement et surtout des objectifs chiffrés à l’horizon 2018.
LCL, dont les agences connaissent une baisse de fréquentation de 30% en moyenne, veut s’adapter aux pratiques digitales de sa clientèle, en réduisant le nombre d’implantations physiques. En revanche, elle aimerait redynamiser les points de contacts urbains et améliorer le service aux clients, qu’ils soient en ligne ou non. Toutes ces dispositions devant se traduire par un accroissement du produit net bancaire de l’ordre de 2% par an. Non sans sacrifice : les frais de personnel devront diminuer de 0,1% par an. Les fonctions administratives seraient particulièrement exposées, puisque la banque envisage de réduire la charge liée aux traitements d’au moins 30%. à l’inverse, les métiers de conseiller (particuliers et professionnels), de télétechnicien et de superviseur sont appelés à se développer.
Sur ces bases, le texte de la direction prévoit des mutations et des baisses de rémunération variable pour certaines catégories. En outre, les carrières linéaires fondées sur l’ancienneté feront place à des évolutions au mérite. LCL insiste sur les mesures d’accompagnement, en particulier des formations et des aides à la mobilité. Sur ce dernier point, les dispositions en vigueur depuis 2010 seront réactivées. Elles incluent des prises en charge pour les salariés mutés à plus de 50 kilomètres de leur lieu d’habitation.

La contestation syndicale, émoussée, fait place à des contre-propositions. La plus insistante étant le maintien du volume d’emplois d’ici à 2018. La CGT propose de réduire la masse salariale en remplaçant les seniors qui partent à la retraite par des jeunes bien formés, forcément moins coûteux. La négociation n’est pas close, la direction ne voulant pas passer en force. Elle souhaite un accord avec au moins deux organisations syndicales.

Ikea gagne en flexibilité avec le temps partiel

Un nouveau régime de temps partiel s’appliquera chez Ikea à partir du 1er septembre, en vertu d’un accord signé par le directeur du développement social, Bertrand Fialip, et les syndicats CFDT, CFTC, CGC et FO. Il se substitue aux usages précédents, en vigueur depuis 2007. Le roi du meuble en kit se met en conformité avec la loi du 14 juin relative à la sécurisation de l’emploi, laquelle fixe la durée minimale du temps partiel à 24 heures. Il en profite pour introduire davantage de flexibilité dans son fonctionnement. Au programme : des heures complémentaires, dans la limite de huit heures, et de la modulation saisonnière, en fonction des flux d’activité (à concurrence de huit heures par an et par collaborateur), tout cela assorti de primes spécifiques et sur la base du volontariat. En retour, l’employeur laisse une plus grande marge de manœuvre aux collaborateurs désireux soit de travailler plus pour gagner plus, soit de réduire leur présence pour des raisons personnelles.
Ikea fait mieux que le minimum légal en fixant la vacation hebdomadaire la plus courte à 25 heures, sauf pour les étudiants de moins de 26 ans, les remplaçants et les personnes relevant du travail temporaire. Enfin, les intéressés pourront reporter des heures d’une semaine à l’autre, dans la limite de 30 heures.

Orange : un volet social dans le projet stratégique

Le PDG d’Orange, Stéphane Richard, présentera début 2015 son plan stratégique, Horizon 2020. Il est centré sur les évolutions technologiques et vise à accentuer l’internationalisation, la marque étant présente dans une trentaine de pays. Les représentants du personnel approuvent l’ambition affichée, mais demandent au big boss de renforcer le volet social.
Leur principale préoccupation reste le climat interne, alors que le baromètre semestriel effectué par CSA à la demande de la direction se veut rassurant. Sa huitième édition, réalisée en décembre dernier auprès de 4000 collaborateurs, était optimiste. 92% des personnes interrogées trouvaient l’ambiance de travail «meilleure ou identique à celle des autres entreprises ». Les parcours professionnels et la relation managériale étaient aussi jugés corrects. Pour la CGC, cette enquête «ne reflète pas la réalité ». SUD reconnaît que les premiers engagements de Stéphane Richard étaient positifs, mais note que la « refondation sociale » tarde à se réaliser. La CGT, de son côté, décide de lancer une contre-enquête. Jusqu’au 15 septembre, elle consultera les cadres sur leur parcours professionnel, leur rémunération et leur perception de l’avenir du secteur. «Vous êtes régulièrement auscultés par la direction. Vous allez pouvoir vous exprimer librement », disent ses délégués. La CGC réclame «un audit similaire à celui confié au cabinet Technologia en 2010, car la situation actuelle est aussi grave ».
Les syndicats soulignent les changements rapides, mal préparés selon eux. Ils mettent aussi en cause les DRH de proximité, insuffisamment réactifs, ainsi que certains managers qui sacrifient l’humain sur l’autel du business. De nombreux cadres seraient sans affectation après avoir été détachés sur des missions. Les cas de burn out seraient légion. Pour couronner le tout, des mesures de licenciement frapperaient directement des salariés fautifs, sans graduation.

Capgemini va entamer la digestion d’Euriware

Après l’acquisition d’Euriware, ex-filiale informatique d’Areva, par Capgemini, les négociations sur l’harmonisation des accords sociaux démarrent en septembre. Elles s’annoncent ardues, compte tenu des nombreuses différences entre les régimes appliqués, sans parler de l’imbrication du plan d’épargne groupe des transfuges dans le capital de leur ancienne maison mère.
Le groupe dirigé par Paul Hamelin semble déterminé à accélérer le dossier, car les nouveaux venus devront avoir intégré l’unité économique et sociale dès le 1er janvier 2015. Les discussions avec les représentants du personnel sur le principe de cette intégration n’ont pas traîné. Bénéficiaires de neuf à 15 jours de RTT par an, les salariés d’Euriware arrivent dans un groupe qui n’en accorde que huit. Ils pourraient aussi dire adieu aux jours supplémentaires pour fractionnement de congés payés, aux huit journées de repos accordées chaque année aux seniors dès 59 ans, et à différentes autorisations d’absence pour événements familiaux. Il n’est pas certain que leur grille de rémunération, plus généreuse, soit maintenue. Par-dessus tout, l’avantageux dispositif d’intéressement et de participation dont le groupe Areva faisait profiter sa filiale informatique n’existe pas dans l’UES de destination. Toutefois, quelques avantages seront acquis en compensation. Entre autres, Capgemini autorise jusqu’à trois jours de télétravail au lieu d’un seul et verse un treizième mois.

Risques : la surprenante formule de Capi Consult

Capi Consult, discrète SARL au capital de 7 000 € basée à Pessac (33), bouscule le petit monde de la formation et de la prévention des risques professionnels. Son cofondateur et dirigeant, Dominique Piel, ex-cadre de Vediorbis, s’appuie sur un modèle économique inédit dans cette activité : la franchise, organisée via une filiale, Capi Consult Développement. Aux recrues, entrepreneurs dans l’âme, cadres en activité ou chômeurs, il est demandé non un savoir-faire en matière de santé, mais « une expérience significative, notamment en management d’équipe, dans des fonctions techniques, RH ou commerciales ».
Un droit d’entrée de 19 000 € et un investissement global de 30 000 €, fonds de roulement non compris, tenant compte d’un délai de latence d’environ six mois entre le début d’activité et les premiers contrats, complètent les pré-requis. Après une formation de quatre semaines, les postulants retenus sont en selle. Ils peuvent espérer, selon le franchiseur, un chiffre d’affaires de 190 000 € dès la seconde année d’activité.

Alléchés par un marché dopé par les récentes lois sur la santé au travail, les candidats affluent, les agences se multiplient. Capi Consult en compte une vingtaine, dont la dernière a ouvert ses portes fin juillet à Pau. La crédibilité est au rendez-vous, puisque la Carsat, le Fafsea, l’Anact et l’OPBTP entre autres adoubent Capi Consult dont le dirigeant est par ailleurs très actif dans les milieux patronaux et consulaires : président du Club des entreprises de Pessac, délégué consulaire au tribunal de commerce. Les cooptés bénéficient de facto des habilitations octroyées à la structure de tête de Capi Consult. Les délais de paiement sont courts, grâce à la diligence des Opca, principaux financeurs. Le chiffre d’affaires cumulé des 20 agences atteint 2M€.
Pour autant, le succès n’est pas garanti à tous. Par exemple à Villeneuve-sur-Lot (47), le franchisé Damien Puech a dû se résoudre à la liquidation judiciaire. Créée sur le créneau de la formation des CHSCT et celui des stages de gestes et postures, l’entreprise a étendu son champ à l’évaluation, au conseil et à l’événementiel.

Évaluation: imbroglio sur le système Microsoft

Maintes fois décrié par les syndicats qui croient y déceler des germes d’iniquité, le système d’évaluation des performances de Microsoft France restera inchangé en 2015. C’est ce que vient de décider la direction. Après trois mois de tractations, le DRH, Yves Grandmontagne, et le directeur des relations sociales, Alexandre d’Hauteville, n’ont pas réussi à convaincre les instances représentatives du personnel du bien-fondé d’une réforme. Le dispositif proposé écarte pourtant les principes de notation et de classement en catégories (de médiocre à excellent). Le risque de quotas force ranking dans le jargon maison est aussi proscrit.
Pourtant, les syndicats rechignent à approuver la nouvelle formule. Le CE a donné un avis unanimement défavorable. Le CHSCT et son expert disent manquer de recul pour se faire une opinion sereine, tout en menaçant de saisir la justice. «Des contournements restent possibles », justifie la CFTC. «Une certaine opacité demeure », abonde la CGT, en soulignant que la filiale allemande n’aurait adopté la réforme qu’à titre transitoire. Dans ces conditions, l’employeur a coupé court aux discussions, sans préciser s’il a l’intention de les relancer ultérieurement.

Institutions

Pôle emploi envisage l’extension du tout Internet

Expérimenté progressivement depuis février dernier, l’accompagnement des chômeurs en ligne, baptisé en interne Accompagnement guidé dématérialisé, donne de bons résultats. Le service public de l’emploi reste prudent, mais en prépare l’extension. Onze agences et plates-formes sont réparties dans sept différentes régions pilotes : Île-de-France, Languedoc-Roussillon, Haute-Normandie, Midi-Pyrénées, Auvergne, Alsace et Paca.

La direction de Pôle emploi n’a rien laissé au hasard: les 85 conseillers concernés par le test ainsi que leurs assistants et même leurs managers sont tous passés par une formation afin de maîtriser l’outil technologique, mais aussi pour adapter leur intervention aux médias : hotline téléphonique, renvois vers des pages Web, entretiens visio, chats, e-modules d’orientation et de conseil. Un peu moins de 4700 demandeurs d’emploi se sont volontairement prêtés au jeu.
Selon le bilan présenté en interne, les communications visio sont les plus utilisées (plus de 3700 entretiens réalisés), loin devant les e-modules auxquels moins de 350 usagers des agences ont eu accès. Les chats et rappels Web totalisent à peine 250 cas. Le score de la hotline téléphonique est plus modeste : seulement 212 appels.

Avant d’aller plus loin, le service public de l’emploi compte faire évoluer plusieurs points. D’abord, il va améliorer l’information et la formation des conseillers, ensuite il va accentuer l’initiation préalable des demandeurs d’emploi. Sur un autre plan, les représentants du personnel ont obtenu une expertise sur les conséquences du projet 100% Web sur les conditions de travail.

Le transport aérien prépare déjà l’après-crise

Les mêmes partenaires sociaux qui ferraillent dans les entreprises à l’occasion des PSE travaillent par ailleurs main dans la main pour sécuriser les parcours professionnels, aidés par les ministères de tutelle et celui du Travail. En vertu d’un accord-cadre national pour le développement de l’emploi et des compétences (Adec) signé par les trois parties en novembre dernier pour trois ans, une série d’actions a démarré en juin dans cette activité qui comprend 449 entreprises pour 95000 salariés, dont 65 000 personnels au sol.
L’une, cofinancée par Opcalia, l’organisme collecteur dédié, explore les conditions d’exercice et le devenir de trois métiers : agent commercial d’escale, agent d’information d’aéroport et agent de système de sécurité (SGS). Dans le même temps, une enquête, confiée au cabinet Interface, est menée sur le tutorat dans la profession, sous forme d’entretiens approfondis en face à face avec des jeunes, mais aussi des encadrants.
Autre démarche : le développement des certificats de qualification professionnelle (CQP) au profit des personnels les moins formés. Le transport aérien est prêt à piocher dans le panel déjà riche des titres interbranches, mais fera réaliser préalablement une étude de compatibilité, cofinancée par le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP).
Enfin, les transporteurs aériens comptent utiliser la VAE comme levier. Un appel d’offres vient d’être lancé pour trouver un organisme extérieur, capable de faire le point sur les effectifs et les compétences potentiellement concernés. Le secteur, concurrencé par le train et les compagnies low cost, perd des emplois. En 2013, la grande majorité des compagnies françaises ont affiché un résultat négatif.

Europe

Italie : le travail au noir à très grande échelle

Le dernier rapport sur la cohésion sociale, qui compile les données des services d’inspection du travail, est alarmant. Sur 243 847 entreprises contrôlées en 2012, les deux tiers (154 820) étaient en infraction. Les fraudes concernent principalement des irrégularités contractuelles comme le non-respect des salaires conventionnels, les horaires fantaisistes ou encore les CDD interminables. Les statistiques font aussi état de travailleurs non déclarés, qu’ils soient immigrés ou non. Plus de 100 000 employeurs ont été confondus par les inspecteurs. Plus grave, certaines entreprises comptaient dans leurs effectifs jusqu’à 20% de personnes illégalement enrôlées, ou employées dans des conditions pouvant porter atteinte à leur santé physique et morale. Les intéressés préfèrent avoir un emploi, même risqué, que sombrer dans le chômage de longue durée.

Parmi ces négriers des temps modernes figurent des récidivistes connus et repérés par l’administration. Dans ces cas (on en dénombre plus de 7 400, en augmentation de 55,4% sur deux ans), les sociétés fautives ont été temporairement fermées. En principe, les exploitants sont autorisés à rouvrir après avoir régularisé leur situation et payé les amendes correspondantes. Plusieurs de ces repentis sont retombés dans les mêmes errements, regrette le rapport.
L’ampleur des fraudes est sans doute supérieure aux chiffres compilés, estiment les experts du ministère du Travail, car le nombre de visites surprises dans les entreprises a fortement diminué ces dernières années, pour cause de réduction d’effectifs de fonctionnaires. Ces écarts étaient constatés principalement dans les secteurs de la petite industrie et de l’artisanat. Ils deviennent tout aussi fréquents dans les activités de services (commerce de détail, hôtellerie-restauration). La lutte contre l’économie souterraine est un problème majeur en Italie. Selon une estimation de l’Isast, équivalent de notre Insee, elle représente 17% du PNB.

Espagne : le Fonds d’ajustement sur la brèche

Depuis le début du second semestre, le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM) a déjà décidé d’attribuer 5M€ d’aide au reclassement de salariés espagnols licenciés par des entreprises en butte à la concurrence extracommunautaire. Le 12 août, la Commission a proposé d’accorder un peu plus d’1M€ afin d’accompagner 300 ex-métallos de Valence vers une reconversion. Au total 142 fournisseurs de l’automobile, du bâtiment et de la construction navale ont dû réduire leurs effectifs. Le coût total des reclassements est évalué à 1,7M€.

Le 21 juillet déjà, Bruxelles avait mobilisé 700 000 € du FEM au profit de 400 travailleurs remerciés par des sociétés de charpentes et menuiserie, en Castille, pour cause de contraction de la demande intérieure et de concurrence défavorable face aux produits importés de pays à bas coût. Le FEM financera la moitié des 1,4M€ nécessaires au repositionnement des intéressés. Auparavant, le 11 juillet, il avait volé au secours des bars et restaurants de la région d’Aragon. Quelque 661 petits établissements se sont séparés de 904 employés. Motif : les ménages ont fortement réduit leur consommation hors foyer, les fermetures d’entreprises locales ont accentué les difficultés.
Sur une enveloppe globale d’1,6M€ budgétée par le gouvernement espagnol en vue des accompagnements, l’Europe en déboursera 960 000.

Document

Contre vents et marées, l’actionnariat salarié tient bon

La France, championne d’Europe de l’actionnariat salarié, peut encore mieux faire, estiment les experts et les associations d’épargnants. En attendant les mesures que prépare le gouvernement afin de doper le partage des profits entre employeurs et salariés, les opérations d’augmentation de capital réservées se multiplient et font un tabac.

La Fédération française des associations d’actionnaires salariés et anciens salariés (FAS) devrait publier le 23 septembre prochain l’édition 2014 de son benchmark. Réalisé avec le concours des cabinets Altedia et Lee Hecht Harrison, il vise à établir un panorama de l’actionnariat salarié, à mesurer les évolutions en matière de représentation dans la gouvernance des entreprises. L’organisation présidée par Philippe Lépinay espère aussi par cette enquête annuelle « développer la compréhension des mécanismes impactant l’actionnariat salarié et contribuer à un pilotage précis des actions à mener ». La cuvée de cette année devrait être au moins aussi bonne que la précédente. La FAS constatait déjà que l’association des collaborateurs au capital des entreprises se maintenait malgré la crise, un employeur sur deux ayant lancé une opération, en dépit du contexte. En écho à la volonté de leurs patrons, les salariés ont adhéré en nombre.

Les offres s’enchaînent

Entre 2008 et 2013, le pourcentage d’investisseurs parmi le total des employés a augmenté dans 61% des sociétés, attributions gratuites de titres comprises. Et pour les opérations à titre onéreux, les taux de souscription, plus qu’honorables, ont varié, en France, entre 31 et 37%. Or, depuis le début de cette année, les offres s’enchaînent. La dernière annonce en date émane d’Axa. Comme chaque année, l’assureur proposera à ses collaborateurs, tant en France qu’à l’international, de participer à une nouvelle augmentation de capital réservée à partir du 1er septembre.

Le dispositif, baptisé Shareplan 2014, se déroulera dans 36 pays et concernera plus de 110 000 personnes. Elles auront le choix entre deux formules de financement, dont l’une classique et la seconde, à effet de levier, suppose un endettement.
Dans tous les cas, un rabais s’appliquera par rapport au cours de Bourse : – 10,8% pour l’achat à crédit et – 20% pour l’investisseur qui paie rubis sur l’ongle. Montant à répartir : 135 M€, soit 58 951 965 actions. Le 30 juillet dernier, Vallourec annonçait pour sa part, et pour la septième année consécutive, une proposition similaire. Le nom de code étant ici Value 14, pour l’ouverture de 1 920 000 nouveaux titres représentant 1,49% du capital social. 94,5% des effectifs évalués à environ 24 000 personnes, et répartis dans 13 pays (sur 20 au total) pourront en bénéficier. Les réservations débuteront le 15 septembre.

L’actionnariat salarié résiste à la crise.
Le taux d’adhésion moyen varie entre 32 et 37%. Les entreprises facilitent l’investissement via la décote et l’effet de levier.

Comme chez Axa, mais seulement en France, les intéressés pourront payer cash ou à crédit. Le rabais sera de 20% dans un cas, de 15% dans l’autre. Le président du directoire, Philippe Crouzet, ne doute pas un instant du résultat. Et pour cause : « Les six précédentes opérations Value ont toutes suscité une mobilisation élevée. » Les salariés détiennent aujourd’hui 6,46% du capital de Vallourec, et sont représentés au conseil de surveillance par Pascale Chargrasse.
Au cours de ce même mois de juillet, Euronext faisait savoir que Schneider Electric mettait en circulation 757103 nouveaux titre correspondant à une émission réservée aux salariés, à propos de laquelle l’équipementier est resté discret. Quelques mois plus tôt, c’était au tour de Natixis d’inviter ses troupes au festin du capital. La société bancaire a mis en jeu en mars dernier jusqu’à 30 000 000 d’actions, pour une valeur nominale de 48M€. Entre le 24 avril et le 15 mai, les travailleurs de Natixis (la maison mère et les filiales des pôles banque et grande clientèle, épargne et services financiers spécialisés) ont pu en profiter, avec à la clé un abondement de l’employeur, à hauteur de 10% des sommes investies, dans la limite de 1 000 € par tête.

Cette offre, baptisée Mauve 2014, ouverte dans quatre pays (France, Hong Kong, Luxembourg et Royaume- Uni) fait suite à Mauve 2013 d’ampleur financière similaire.

Une alternative intéressante

Mieux que la précédente, la nouvelle offre est un succès, porté par 5 800 adhérents, soit un taux de participation de 45,5%. Le montant collecté s’élève à 40,2M€ (contre 23,6M€ en 2013).
Les bilans récemment présentés par Suez Environnement et Société générale pour des augmentations de capital réservées confirment l’attachement des salariés à ce mécanisme qui offre une alternative intéressante au ralentissement des augmentations et des primes de participation. Ainsi, le plan Sharing 2014 de Suez Environnement a été suivi par 16519 salariés dans 22 pays. 22% de la cible ont répondu présent, apportant 20 M€, un montant identique à celui constaté en 2011, dans les mêmes circonstances. Le poids des salariés dans le capital double, passant de 2 à 4%. « Sharing 2014 réaffirme notre attachement collectif aux valeurs et à l’ambition du groupe à une période essentielle de son développement », résume le DG, Jean-Louis Chaussade.
La direction de la Société générale peut en dire autant : l’édition 2014 du plan d’actionnariat a attiré 35 000 salariés.

Confidences

SÉCURITÉ

La Caisse nationale d’allocations familiales va mesurer précisément l’ampleur et l’impact des agressions et incivilités sur son personnel et sur la productivité de ses services. L’étude, confiée à un cabinet extérieur, devra déterminer les mécanismes de ces dérives, ainsi que les fonctions les plus exposées.
Le prestataire retenu devrait démarrer ses investigations au quatrième trimestre, pour une durée de 18 mois. Il devra aussi faire des préconisations sur les moyens d’enrayer le phénomène.

TALENTS

Le cabinet de chasse de têtes Korn Ferry assure avoir mis au point la plus gigantesque base de données de cadres de haut niveau jamais constituée. Y figureraient 2,5 millions de top managers du monde entier, aux compétences certifiées par des mises en situation, ainsi que 8,5 millions de candidats à des fonctions d’encadrement. Le cabinet se fait fort d’en extraire le talent idoine, à la demande de ses clients. L’outil est baptisé KF4D (Korn Ferry Four Dimensions Leadership & Talent).

RECRUTEMENT

La Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne (Fehap), qui regroupe 4 000 structures privées à but non lucratif, planche sur une marque employeur qui mettrait en valeur ce secteur fort de 200 000 salariés.
Un groupe de travail se mettra à l’oeuvre dès cette rentrée pour créer des outils que les adhérents pourront appliquer à leur méthode de recrutement. Le comité de pilotage est composé d’une dizaine de personnalités dont trois administrateurs de la fédération.

COMPÉTENCES

Pour que la France reste championne du tourisme international, la Fafih, Opca de l’hôtellerie, place la barre toujours plus haut. Elle recherche des organismes de formation susceptibles de revaloriser son catalogue en ce qui concerne les palaces et les établissements de luxe, de même que les gares, ports et aéroports.

Acteurs

BÉRANGÈRE DE BEAUCOUDREY

Chiffres à l’appui, la déléguée générale du Groupement des professions de services (GPS) insiste sur la contribution du tertiaire à la compétitivité, à l’heure où même les industriels tentent d’y trouver des relais de croissance. Les services (45% de la valeur ajoutée de la nation) ont enregistré l’an dernier une progression trois fois supérieure à la moyenne des autres activités.

Alors que l’industrie a perdu 1,3 million d’emplois, le commerce en a gagné un demi-million et la construction 89 000. Toutefois, depuis le début de l’année, on observe une légère contraction.

MICHEL PÉBEREAU

L’ancien haut fonctionnaire et ex-président de BNP Paribas pilote, au nom de l’Institut Montaigne, un groupe de travail qui phosphore sur le meilleur moyen de réformer les 35 heures. Le rapport devant être publié en septembre sous sa houlette évitera la polémique et sera sobrement intitulé « Le temps de travail, levier d’efficacité et de compétitivité ». La toile de fond est pourtant claire : « Le faible nombre d’heures travaillées ainsi que la dérive du coût salarial horaire des dix dernières années figurent parmi les facteurs ayant handicapé l’économie française », considère la task force.

SYBILLE PERSSON

Professeur à l’ICN Business School de Nancy, elle prépare, de concert avec son collègue Baptiste Rappin, le premier colloque consacré aux « Comportements de la génération Y au sein des organisations ». Ceux que l’on dénomme aussi les Nexters devraient représenter environ 40% des actifs français en 2015. Bardés de diplômes pour la plupart (bac+3 minimum), ils sont promis à des fonctions managériales. Le colloque tentera de caractériser leurs attentes, styles de leadership et motivations. Il exposera aussi l’art de les gérer, en prenant soin d’écarter les clichés.

FRANÇOIS LAFFOND

Le responsable de l’Observatoire des métiers, des qualifications et de l’égalité professionnelle dans la banque esquisse un portrait précis du banquier de 2020. « Il aura le sens de la relation commerciale multimodale, sera un professionnel du conseil, autonome, capable de s’adapter en permanence, tout en étant polyvalent et mobile. Maîtrisant le numérique, il utilisera les nouvelles technologies en développant le “cross canal”. »
Actuellement 50% des effectifs font partie de la force de vente. Une proportion appelée à grossir.

Coulisses

COMPLIANCE

Alors que des cadres de plusieurs grands groupes font face à des soupçons de corruption (EDF, Alstom), Saint-Gobain renforce son plan de prévention et de formation dans ce domaine.Outre un programme en ligne baptisé Comply, la multinationale a lancé le plan Concurrence qui inclut 255 séminaires de sensibilisation. Dispensés dans 35 pays, ils concernent 7 000 dirigeants. Saint-Gobain emploie 187 000 personnes dont 15% de cadres.

AVANTAGE

En matière de prestations familiales, les cheminots vont passer au régime commun au 1er janvier 2015. Ils ne relèveront plus d’une structure spéciale, mais de la Caisse nationale d’allocations familiales. L’opération permettrait à la SNCF d’économiser 12M€ de charges par an, et de redéployer la centaine de gestionnaires de comptes. Elle assure que ce sera sans incidence sur les avantages octroyés.
Les syndicats rétorquent que les délais de traitement pourraient s’allonger, vu l’engorgement des caisses d’allocations familiales.

TRANSFRONTIÈRE

L’équipementier japonais U-Shin, basé à Créteil (94) et qui y a repris les activités de Valeo, se dote d’un comité d’entreprise européen. La négociation a été bouclée en moins de six mois. Ce CEE couvre cinq pays, mais la moitié des salariés concernés se trouvent en Slovénie. La présidence de la nouvelle instance devrait incomber à l’employeur. Du côté des employés, un bureau de cinq représentants entame un mandat de quatre ans.

RÉMUNÉRATION

Année de vaches maigres pour les salariés du groupe Casino. Ils empocheront, avec leur paie de septembre, une prime de partage du profit de 140 € par tête.L’intéressement sera aussi modique, variant de 175 € pour le personnel des supermarchés à 11,50 € pour leurs collègues du siège.
Habituellement, ce pécule fondé sur des critères locaux est abondé par une prime additionnelle assise sur les résultats globaux de l’entreprise. Elle sera nulle, cette année.

FACILITÉS

Le rapport de la Cour des comptes sur les titres de transport gratuits accordés aux cheminots ne restera pas sans suite. à partir de 2015, les personnels des CE et filiales n’auront droit qu’à des billets à usage restreint. Les sous-traitants bénéficieront seulement de tickets dans le cadre professionnel. Pour les hauts fonctionnaires, la gratuité se transformera en réduction.

PRÉVENTION

Retenu parmi cinq concurrents, Sigma RH équipera Aéroports de Paris d’une solution informatique de gestion de la prévention des risques professionnels. Fondé sur des paramètres propres à l’entreprise, l’outil devrait permettre de réduire les accidents de travail et les maladies professionnelles sur l’ensemble des sites ; d’évaluer les risques et en formaliser les évaluations au travers du document unique. Il facilitera aussi la traçabilité des expositions aux risques et la pénibilité.

MOBILITÉ

La DRH de la ville de Paris envisage d’étendre à toutes les catégories de personnel, soit près de 57 000 agents, le mécanisme de mobilité expérimenté avec succès pour les cadres. Ceux-ci peuvent solliciter des mutations internes mais aussi des détachements vers d’autres administration, à condition que chaque départ soit compensé par un remplacement.
La généralisation ne sera pas aisée, les agents de catégorie A représentant un peu moins de 13% des effectifs, contre 68,5% pour le personnel d’exécution.

MODESTIE

Travailler comme vacataire pour le CNRS est un sacerdoce. La grille de rémunération reste désespérément modique : 14,60 € de l’heure pour des « travaux scientifiques ou techniques hautement qualifiés », 11 € pour des « études et conceptions ». Soit moins de 3 000 € par mois pour une grosse tête qui turbinerait au moins dix heures par jour. La DRH précise que des primes et éventuellement un supplément familial de traitement peuvent améliorer l’ordinaire.

ÉGALITÉ

STMicro rate ses objectifs en matière d’égalité professionnelle entre les genres. Son plan d’action prévoyait 30% de femmes parmi les nouveaux cadres embauchés. Il n’y en a que 12% en CDI et 27% en CDD. à peine 7% de techniciennes ont été enrôlées en CDI, 13% en CDD. En revanche, le métier d’opérateur (bas de l’échelle) reste fortement féminisé : 57% de nouveaux CDI.

Pour les salaires, l’écart se resserre lentement. «À ce rythme, on peut espérer l’égalité en 2053 », ironisent les syndicats, à la lecture du bilan social.

FORMATION

Le CNFPT veut aider les collectivités territoriales à lutter contre illettrisme au sein de leurs effectifs, via des échanges de bonnes pratiques et des guides de détection et d’accompagnement. La population concernée est équivalente à celle constatée au niveau national : 7%.

STRESS

Pour tenir son poste en Île-de- France, il faut, plus que dans les autres régions, travailler plus vite à conditions équivalentes, intensément, en restant concentré sur de longues périodes, malgré les interruptions intempestives de collègues et supérieurs hiérarchiques. C’est ce qui ressort d’une fine extraction de l’enquête nationale Surveillance médicale des expositions aux risques professionnels, alias Sumer, à l’initiative de la Direccte. En outre, quelle que soit la profession exercée, l’exigence est plus forte et le soutien de la hiérarchie moins évidente.

ATOURS

A la veille de son mariage avec Steria, Sopra affiche un bilan social terne : le montant de la participation et de l’intéressement est au plus bas, après avoir été divisé par quatre en deux ans. Les arrêts maladies sont toujours plus nombreux, 55 ruptures conventionnelles ont été enregistrées l’an dernier, contre cinq en 2011. L’investissement en formation chute à 3,7% contre 4,1% auparavant. Seule consolation : les promotions s’inscrivent à la hausse.

SANS FRONTIÈRE

En réponse à la grève des salariés français de sa division Technical Support Services (assistance continue aux clients), IBM n’a pas hésité à faire appel à des salariés d’autres filiales européennes, au grand dam des syndicats. Les Frenchies réclamaient une revalorisation de la prime d’astreinte et une augmentation du tarif appliqué pour les prestation nocturnes. Le bras de fer continue.

RECONVERSION

L’Agence de reconversion de la Défense, chargée d’aider les militaires en fin de carrière à se repositionner dans le secteur privé, affiche un bilan à faire pâlir d’envie Pôle emploi. Créée en 2009, elle a accompagné 17 000 personnes dont trois sur quatre ont trouvé un job dans les six mois. L’an dernier, 4 421 sous officiers, officiers et hommes du rang démobilisés se sont ainsi remis en selle, certains étant préalablement passés par une formation.

DOWNSIZING

Le transporteur maritime CMA-CGM cherche la formule magique pour réduire ses coûts en France. Objectif : – 8% dans les fonctions support et – 2% en ce qui concerne le commercial.

Aidé par Boston Consulting Group, la direction fait un benchmarking minutieux en tenant compte à la fois de la simplification des process et des possibilités de mutualisation. Et la tension monte, parmi les salariés.

Eurobrèves

FINLANDE

Les partenaires sociaux vont engager cet automne des négociations sur la réforme du système de retraite. L’état entrera dans la danse après que les syndicats de salariés et les organisations d’employeurs auront trouvé un terrain d’entente. L’une des pistes consiste à retarder progressivement l’âge légal de départ jusqu’à 65 ans, au lieu de 63 ans actuellement.
Afin d’inciter les seniors à rester en poste plus longtemps, les années d’activité au-delà de 60 ans pourraient ouvrir des droits majorés. Mais les trois confédérations syndicales Akava, SAK et STTK insistent pour que les carrières longues soient prises en compte.

IRLANDE

Le ministre du Budget et de la Réforme publique, Brendan Howlin, envisage d’ouvrir l’année prochaine des négociations avec les syndicats de fonctionnaires au sujet des rémunérations. En vertu d’une mesure d’urgence prise en 2009 en pleine crise financière, les émoluments des agents ainsi que les pensions des retraités avaient été unilatéralement amputés et les augmentations gelées. L’objectif de 3% de déficit public devant être atteint en 2015, le gouvernement est prêt à desserrer l’étau. Mais le rattrapage sera progressif.

LUXEMBOURG

Le Grand Duché n’est plus tout à fait le paradis des banquiers. Non seulement le secteur financier n’y prospère plus, mais il commence à perdre des emplois, selon les derniers chiffres de la banque centrale (BCL). Au 30 juin 2014, il employait 25 897 personnes, soit 484 emplois de moins en un an. « Cela s’explique essentiellement par la fermeture de plusieurs établissements de crédit », précise la BCL.

UK

APSCo, organisation professionnelle des cabinets de recrutement, équivalent de notre Syntec, lance un label éthique baptisé APSCo Compliance+. Il associe non seulement la profession, mais aussi différentes parties prenantes, dont des ONG, associations professionnelles et des collectivités territoriales. Le but est de généraliser les meilleures pratiques et d’écarter toute fraude ou discrimination.

SLOVÉNIE

Les employeurs publics ne peuvent pas déroger à un accord collectif prévoyant une augmentation salariale, même s’ils invoquent la crise financière. La Cour suprême vient de donner raison aux syndicats qui contestaient cette austérité forcée. Le dossier concerne 20% des agents publics. Il en coûtera 35M€ au budget de l’état.

Décideurs

FRÉDÉRIQUE CHENEVIER revient chez Towers Watson en qualité de directrice du département Talent & Reward France. Elle avait officié chez Towers Perrin entre 1998 et 2004, année où elle a rejoint Air liquide. Elle avait débuté dans le contrôle de gestion dans une entreprise industrielle.

PAUL VAN DETH est coopté associé au sein de Vaughan Avocats, en même temps qu’AUDE SERRES VAN GAVER et BASTIEN OTTAVIANI. Tous sont spécialistes du droit du travail et des relations sociales, passés par Falque & Associés avant de rejoindre Vaughan Avocats où ils avaient le titre de directeurs.

MICHEL ENAULT prend, à compter du 1er septembre, le poste de directeur délégué aux ressources humaines, au dialogue social et à la communication de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) et entre au comité exécutif de l’institut. Depuis 2013, il était chef du service RH au Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC).

RÉMI FERRIER est nommé responsable du pôle entreprises, emploi, économie au sein de la Direccte de Midi-Pyrénées.

KATELL GILLOUAYE, PDG de la société éponyme, est la nouvelle présidente de l’UIMM Ille-et-Vilaine-Morbihan. Elle remplace FRANÇOIS COUDRON.

NICOLAS GOMEZ est nommé secrétaire général et DRH de l’Institut francais, opérateur du ministère des Affaires étrangères pour l’action extérieure de la France. Il remplace PIERRE COLLIOT.

MARWAN LAHOUD, directeur général délégué à la stratégie et à l’international d’Airbus Group, est réélu président du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas).

THIERRY LAHON est élu président de l’Union des métiers et des industries de l’Hôtellerie (Umih) pour la région Rhônes-Alpes.

JACQUES DE LEISSÈGUES, jusque-là directeur général adjoint de DAF Conseil (formation automobile), en prend la présidence, en lieu et place du fondateur, PASCAL RENNE.

ISABEL DE MOURA est nommée responsable de l’unité territoriale de l’Aude, au sein de la Direccte Languedoc-Roussillon, pour une durée de cinq ans.

EVIE ROOS, qui a effectué la plus grande partie de sa carière chez ArcelorMittal, notamment dans des fonctions juridiques et RH, devient vice-présidente excutive chargée des ressources humaines au niveau mondial, au sein de SES, opérateur de satellites qu’elle a intégré en 2013.

Agenda

« LES EMPLOIS, LES MÉTIERS ET LES COMPÉTENCES DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE »

Journée d’information organisée par France Stratégie et le Commissariat général au développement durable, à l’intention des cadres et dirigeants des observatoires régionaux ou de branches, ainsi qu’aux acteurs chargés de la prospective des métiers et compétences. Accès sur invitation.

Le 4 septembre, à Paris.

«AMÉLIOREZ VOS RECRUTEMENTS, PENSEZ L’INTÉGRATION AUTREMENT »

Atelier gratuit proposé par le cabinet Merlane à destination des recruteurs ou chefs d’entreprise confrontés au turn-over des nouveaux embauchés. Au programme : place de l’intégration dans le processus de recrutement, bonnes pratiques, échanges.

Le 9 septembre, à Paris
campus@merlane.com

« QUELS NOUVEAUX ENJEUX ET TENDANCES POUR LA DIVERSITÉ?»

Conférence organisée par le Club Essec RH avec les témoignages des groupes Accor, Orange, Sodexo.

Le 9 septembre, à Paris