Lever la barrière à l’entrée de certaines professions facilitera les créations d’emplois

L’association pour le droit à l’initiative économique (Adie) propose d’assouplir les exigences de qualifications nécessaires à l’exercice de certains métiers. Cela permettrait de doubler les créations d’emploi d’ici 5 ans.

 

Plus de 250 activités réglementées ne peuvent être exercées que par une personne qualifiée professionnellement. Non seulement certains demandeurs d’emploi fragilisés n’ont ni le temps ni les moyens de suivre une formation longue, mais cette barrière est injustifiée dans de nombreux cas, estime le président l’association pour le droit à l’initiative économique (Adie). Il n’est pas sûr que la fabrication et la vente de tartes salées nécessitent une qualification spécifique, non pour la fabrication de crêpes de confiserie et de chocolaterie. « La réglementation telle qu’elle est établie aujourd’hui représente un obstacle majeur à la création d’emploi et au droit d’entreprendre en France », souligne Frédéric Lavenir, président de l’Adie (photo).   

 

 En outre, les micro-entrepreneurs sont tenus de passer par un stage préalable à l’installation. Payant, il dure cinq jours et sa planification peut nécessiter plusieurs mois. L’Adie plaide également pour une meilleure information des porteurs de projet de création d’entreprise sur leur couverture sociale. Sur ce plan, l’association souhaite que les pouvoirs publics et les gestionnaires de l’Unedic ouvrent aux micro-entrepreneurs l’accès à l’assurance chômage en cas de cessation d’activité. Ces mesures, ajoutées à un doublement des moyens alloués au microcrédit accompagné, permettraient de multiplier par deux le nombre d’emplois créés, en cinq ans.

 

En 2016, l’Adie a financé la création de près de10 000 entreprises, et accompagné le développement de 5000 autres.