L’homophobie nuit gravement à la santé des personnes discriminées

A l’occasion de la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie, Santé publique France dresse un panorama des impacts des discriminations sur la santé. C’est effrayant.

Malgré les progrès dans la reconnaissance des droits, une persistance des attitudes discriminatoires et violentes à l’encontre des personnes LGBT. Des expériences de discriminations sont couramment rapportées par les intéressés. En 2019, 35 % des 1 229 personnes homosexuelles, bisexuelles et transgenres interrogées par l’Ifop ont déclaré avoir fait l’expérience d’au moins une forme de discriminations au cours de leurvie, en raison de leur orientation sexuelle ou identité de genre ; elles sont 15 % dans les douze derniers mois. Selon cette même enquête, le milieu professionnel est le lieu de traitement le plus inégalitaire, après l’école et avant la recherche d’un logement. Supérieurs hiérarchiques, recruteurs en sont les principaux auteurs. Même le milieu médical ne fait pas exception.

 

Les données concernant les personnes trans sont plus parcellaires, mais on sait que les préjugés et les stéréotypes, les situations de « dévalorisation du travail », les propos et comportements stigmatisants, les discriminations et le harcèlement discriminatoire dans l’emploi sont tenaces. Les personnes trans constituent le groupe le plus stigmatisé.

 

Les violences peuvent être psychologiques, verbales, physiques ou sexuelles et se vivre dans les différentes sphères de la vie. Les conséquences sont lourdes. Les discriminations et les violences subies ont des répercussions délétères et durables sur la santé des personnes, se traduisant par des indicateurs de santé mentale et de santé sexuelle dégradés, et des phénomènes de renoncements aux soins, conclut l’étude.