L’impact du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi sur les salaires est modéré

La Dares s’entoure de mille précautions pour le dire, mais constate que le CICE n’a pas eu d’effet positif sur les salaires de base. Au contraire, il a partiellement contribué à les ralentir.

L’étude est intitulée « L’effet du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) sur les salaires de base ». Publiée ce 11 janvier  par la Dares, elle vise à cerner l’impact du CICE sur les rémunérations depuis 2013, du moins dans les entreprises qui ont bénéficié de cet avantage fiscal accordé à celles soumises à l’impôt sur les sociétés d’après leur bénéficie réel. L’exercice n’est pas aisé. Les structures ne sont pas exposées de la même manière au dispositif.  Il est aussi difficile de mesure l’effet direct sur l’ensemble des rémunérations. La Dares prend donc pour repère le seul salaire de base et prend la précaution de souligner les limites du lien entre les sommes perçues et la conséquence directe observable.

 

Mais force est de constater que « résultats de cette étude ne mettent pas en évidence d’effet significatif du CICE sur la dynamique des salaires de base depuis 2013. Ils rejettent sans ambiguïté l’hypothèse d’une redistribution des montants de CICE perçus par les entreprises sous forme d’augmentations des salaires de base. À l’inverse, l’effet estimé serait légèrement négatif». Autrement dit, la manne n’a certainement pas boosté les salaires de base. Au contraire, elle a contribué en partie à les freiner. L’étude précise que « cet effet négatif serait par ailleurs concentré sur une seule catégorie socio-professionnelle, les employés ».