L’insertion par l’activité économique, ça marche

Les résultats restent inégaux, mais globalement, l’appui des structures d’insertion par l’économique est bénéfique. Il joue positivement sur leur probabilité d’accéder à une formation et d’être en emploi au lieu de rester qu’au chômage. C’est la principale conclusion de l’enquête qu’a menée la Dares auprès d’un panel de personnes accompagnées, 18 mois après l’entrée dans une structure et publiée le 3 septembre.

L’insertion par l’activité économique est proposée par plusieurs types de structures. Les ateliers et chantiers d’insertion (ACI) et les entreprises d’insertion (EI) recrutent en contrats à durée déterminée prenant respectivement la forme de contrat aidé et de contrat à durée déterminée d’insertion (CDDI). Ils épaulent généralement aux personnes les plus éloignées de l’emploi.  Il y a aussi les associations intermédiaires (AI) et les entreprises de travail temporaire d’insertion (ETTI) qui proposent des mises à disposition et des missions.

 

Les deux premiers effets de l’accompagnement sont l’accès à une formation et le recouvrement de la confiance en soi. L’étude est formelle : « Les salariés en insertion ayant bénéficié d’un accompagnement sont plus nombreux à considérer que le passage par la structure leur a permis d’acquérir de nouvelles compétences ». En outre, concernant les différents freins à l’emploi (problèmes d’endettement, de logement, difficultés administratives, ou manque de confiance en soi), les salariés accompagnés affirment plus fréquemment que ces obstacles ont été levés suite au passage par la structure.  L’effet de l’accompagnement sur l’accès à l’emploi stable est plus flou, et varie selon la situation de l’intéressé et de son métier. On peut considérer que le fait d’avoir été en emploi, même temporairement, aide à se relancer sur le marché.