L’Institut de l’entreprise formule des propositions pour faciliter l’accès des jeunes au marché du travail

Une note de l’Institut de l’entreprise, signée Charles de Froment , consultant au sein du cabinet Taddeo, énumère dix mesures concrètes susceptibles, selon le think tank, de « réconcilier les jeunes avec le marché du travail ». Il s’appuie sur une étude menée dans le cadre de l’initiative « New skills at work », lancée par la Fondation J.P. Morgan.

 

Certaines de ces pistes tiennent de la politique économique. Ainsi, l’institut de l’entreprise propose de « diminuer la pression fiscale sur le travail » et d’encourager le développement de secteurs en croissance, notamment le numérique, ainsi que la création d’entreprises innovantes. Tout en redonnant « ses lettres de noblesse au secteur des services peu qualifiés ».

 

D’autres pistes relèvent de l’orientation et des parcours scolaires. L’Institut présidé par Xavier Huillard appelle à des partenariats entre toutes les parties prenantes à l’insertion : transparence, échanges réguliers d’information, suivi des conséquences des choix d’orientation, etc. Une « union sacrée serait nécessaire, selon la note. Il s’agira de passer du tout-État en matière d’éducation à une “co-construction” associant toutes les parties prenantes. Charles de Froment cite l’exemple de la Grande-Bretagne où les autorités n’hésitent pas “confier les clés d’écoles à des groupes de parents d’élèves u à des associations”.

 

Le principe d’une concordance entre le marché de la formation et celui du travail est réaffirmé par la note. Y compris par le biais de modules pédagogiques relativement courts, visant à adapter des profils existants aux besoins des recruteurs. Mais cela nécessitera aussi de révolutionner les pratiques de recrutement », en faisant appel aux outils numériques et en dépassant le culte du diplôme. (e-testing, big data, etc.).