L’intérêt pour la validation des acquis de l’expérience s’émousse

La Dares confirme que le nombre de titres décrochés par le biais de la VAE diminue depuis 2011. En 2015, dernière année dont les statistiques ont été dépouillées, un peu plus de 24 600 candidats ont obtenu une validation totale.

En 2015, comme au cours des années précédentes, il y a eu plus de candidatures que de projets aboutis. Quelque 41 400 candidats se sont présentés devant un jury en vue de l’obtention de tout ou partie d’un titre ou d’un diplôme, alors que 60 000 dossiers de candidatures avaient été jugés recevables par les différents ministères appelés à certifier les compétences des intéressés. Finalement, seuls 24 600 candidats ont obtenu un parchemin. « Ces chiffres sont en baisse depuis 2011 », observe la Dares.

 

Au total, environ 1 300 certifications reconnues et délivrées par les ministères sont accessibles. Le premier ministère concerné étant l’Éducation nationale vers lequel se tournent plus de la moitié des postulants. Il est suivi du ministère de la Santé. L’étude note que le ministère de la Culture se distingue par le quadruplement du nombre de candidats recevables entre 2011 et 2013, du fait de la mise en place de la VAE au sein des centres de formation des enseignants de la danse et de la musique (Cefedem).  Toutes filières confondues, les femmes représentent 73 % des candidats. Autre détail démographique : plus de sept aspirants sur dix sont âgés de 30 à 49 ans. Leurs cadets comptent seulement pour moins de 10 %.  

 

En outre, la demande reste très concentrée : les dix titres les plus sollicités rassemblent 46 % des postulants et le top cinq des diplômes rassemble un tiers des candidats, sachant que les diplômes de niveau V (CAP et BEP) ou niveau IV (baccalauréat) sont restent majoritaires, avec 58 % des certifications.