L’intérim plonge, la profession mise sur la flexibilité et la sécurisation professionnelle

Pour la troisième année consécutive, le marché de l’intérim a plongé en 2014. (-1,2 %). Cette baisse générale est due au recul du secteur du BTP. La profession se dit néanmoins déterminée à faire barrage au chômage.

 

 Pour les entreprises de travail temporaire, 2014 aura été une année instable, caractérisée par un redressement progressif au cours du premier semestre, une stabilisation au 3ème et un nouveau recul sur les trois derniers mois. « Le décrochage des effectifs intérimaires, perceptible depuis le mois d’août s’explique par une amplification de la baisse dans le BTP associée à une moindre croissance dans les secteurs jusqu’alors porteurs », souligne le Baromètre Prism’emploi.

 

L’emploi intérimaire progresse dans le commerce (+2,7 %), les transports (+2,1 %), l’industrie (+1,2 %) et plus modérément dans les services (+0,2 %). Dans le même temps, le BTP chute de 15,3 %.  En outre, les situations diffèrent selon les régions. Les bassins industriels du Nord et de l’Est se situent au-dessus de la moyenne nationale, alors que les régions du Sud et de l’Ouest se trouvent en deçà. La tendance se confirme en ce début d’année, d’après les premiers éléments collectés.

 

« Dans un contexte économique dégradé, la branche du travail temporaire va continuer à promouvoir la flexibilité responsable : réévaluer la durée maximum du contrat de travail temporaire pour les publics fragiles (seniors ou personnes handicapées, par exemple), limiter les allers retours intérim-chômage, faciliter la contractualisation du CDI intérimaire » affirme la profession.  La sécurisation professionnelle figure également parmi ses priorités, via l’allongement de la durée d’emploi par la formation ou encore le développement de l’apprentissage.